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RCP : des primes en hausse de 15 % pour 2012

L’augmentation des tarifs des contrats d’assurance en responsabilité civile professionnelle des TO et agences est quasi-généralisée. La faute à une sinistralité en constante progression.

À l’heure des hausses tarifaires de début d’année, il en est une qui a du mal à passer chez les TO et agences de voyages : celle des primes d’assurance de leurs contrats RCP (responsabilité civile professionnelle). « On a connu depuis cinq ans une succession d’augmentations, mais celle de 2012 est particulièrement élevée, dégaine Alain Capestan, DG de Voyageurs du Monde. Chez nous elle est de 10 %, ce qui porte la prime totale du groupe à environ 400 000 E, mais certains parmi nos confrères enregistrent +25 % voire plus. » C’est par exemple le cas de Jetset Voyages, qui va devoir encaisser une majoration de 30 %, après avoir toutefois bénéficié d’une baisse de 13 % en 2011.

AUGMENTATION UNIFORME POUR TOUS SAUF UN…

« La hausse est générale, de l’ordre de 15 % en moyenne », confirme une souscriptrice en RCP chez Groupama assistance voyages, qui travaille comme courtier avec les principaux assureurs du secteur. Ils sont aujourd’hui trois à dominer le marché : Gan, Generali et Hiscox. Arrivé en 2005, ce dernier est cependant le seul à revendiquer une stabilité des tarifs. « Nous n’avons majoré nos primes qu’en 2010 mais pas en 2011 et 2012, explique Cécile Peret, expert produit Tourisme chez l’assureur britannique. Nous refusons les augmentations presse-bouton, qui s’appliquent uniformément à tout le secteur ». Un parti-pris compensé, certes, par des franchises supérieures à celles pratiquées par les concurrents, mais qui s’appuie surtout sur « une analyse préalable des risques et notre gestion spécifique des sinistres, poursuit-elle. Cette dernière privilégie le règlement à l’amiable, grâce notamment aux frais correctifs, qui permettent de réparer des litiges matériels avant même que le client ne dépose une réclamation. »

L’ACCIDENT DE BUS RESTE L’INQUIÉTUDE N°1

Chez les concurrents, on répond pourtant que la hausse des tarifs était inévitable. « Les consommateurs n’acceptant plus aucun aléa, le nombre et le montant des réclamations ne cessent d’augmenter. Et comme les professionnels du tourisme sont responsables de plein droit, ils sont extrêmement exposés », justifie Daniel Claret, directeur Risques entreprises chez Generali pour la région Paris-Île-de-France – Normandie. Véritable épée de Damoclès, l’accident de bus avec dommages corporels reste la plus grande source d’inquiétude. « Le transport terrestre est le seul secteur du tourisme à n’être régi par aucune convention internationale », explique Cécile Peret. Autrement dit, difficile pour un TO ou une agence d’être sûr que le transporteur choisi est digne de confiance. « Notre métier est cependant de faire la différence entre les opérateurs précautionneux dans le choix de leurs prestataires et ceux qui le sont moins », reprend Daniel Claret. Reste que la hausse de la sinistralité est surtout portée par des « petits litiges, le genre de cas où c’est la faute à pas de chance », estime Alain Capestan. Et de conclure : « la conséquence inévitable, c’est que le prix des voyages finira par augmenter… »

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