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Pour éviter la saturation touristique, les Baléares gèlent leur parc hôtelier jusqu’à 2026

Pendant les quatre prochaines années, il sera interdit d’augmenter le nombre de chambres d’hôtels ou de logements touristiques.

L’objectif est de « miser sur la qualité » de l’offre touristique plus que sur sa quantité, a assuré sur Twitter la présidente socialiste de la région des Baléares, Francina Armengol, en défendant une mesure tournée « vers l’avenir ». Mais la mesure n’a pas que des adeptes. Vendredi, le gouvernement a en effet adopté un loi interdisant d’augmenter le nombre de chambres d’hôtels ou de logements touristiques pendant quatre ans aifn de limiter le risque de saturation touristique lorsque la crise du Covid-19 aura pris fin. 

Le parc bloqué jusqu’en 2026 et des limites ensuite

Ce texte rend impossible la création de nouvelles chambres d’hôtel et la commercialisation de nouveaux logements touristiques dans les Baléares jusqu’en 2026. Passé ce délai, il reviendra aux conseils insulaires des quatre îles de l’archipel méditerranéen (Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera) de fixer leurs limites. Il faut penser « non seulement aux visiteurs mais aussi aux habitants, aux travailleurs et au territoire », a argumenté Francina Armengol, jugeant nécessaire de ne pas revenir au modèle de l’avant pandémie, une fois passée la crise sanitaire. Cette mesure a cependant été critiquée par l’opposition, à l’image du Parti Populaire (droite), qui a regretté que le gouvernement régional l’ait adoptée par voie de décret, « sans débat public » au parlement régional.

Avec l’épidémie de Covid-19, le nombre de visiteurs s’est depuis effondré de moitié (8,7 millions en 2021), ébranlant l’économie de l’archipel tout en poussant les autorités à réfléchir à un modèle de tourisme plus durable. Fin décembre, l’île de Majorque a ainsi limité le nombre de navires de croisière autorisés à y jeter l’ancre, une mesure réclamée depuis longtemps par les habitants, confrontés à un afflux de touristes arrivant à bord de ce type de navires.

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