C’est une plage déserte et immaculée que Boracay Island poste sur son compte Facebook, à quelques semaines de sa réouverture aux touristes. Depuis le mois d’avril, l’île était interdite aux touristes, le président ayant mis ses menaces de fermeture à exécution, accusant les hôtels et les bars de l’île de déverser leurs eaux usées directement dans la mer, qualifiant les eaux bordant l’île de “fosse septique” qui “sent la merde”. Au terme d’un grand ménage et d’importants travaux qui auront duré six mois, la réouverture totale de l’île est prévue pour le 26 octobre.
Erigée lors de l'annonce de cette décision pour le moins radicale en symbole des dérives du tourisme de masse, Boracay a également pris des mesures drastiques pour maîtriser sa fréquentation touristique, sur décision du gouvernement. La mise en place d’un quota, limitant la fréquentation de l’île à 19 000 personnes par jour, a ainsi été annoncée. Des restrictions qui concernent aussi l’hôtellerie : seule la moitié des 12 000 chambres d’hôtels seront autorisées à ouvrir chaque jour. Boire, manger ou faire la fête sur la plage seront également interdits, tout comme l’utilisation des plastiques à usage unique tels que les pailles, rapportent plusieurs médias étrangers. Le nombre de travailleurs sur l’île sera également limité à 15 000. Avant la fermeture, l’île recevait chaque année deux millions de touristes. Pour l'heure, ces informations n'ont toutefois pas encore été confirmées par les représentants de la destination sur le marché français.
