Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Para-vent

  Il est un sujet qui fâche, depuis plusieurs années déjà et avec une récurrente croissante, c’est la question du para-commercialisme.

Bien que le secteur touristique ne soit pas le seul à subir ce phénomène, les professionnels du voyage donnent régulièrement de la voix sur le sujet, comme ce fut le cas à Tenerife, en fin de semaine dernière, lors des Rencontres du SNAV.

Invité par l’instance représentative, Éric La Bonnardière, fondateur d’Evaneos, en a fait l’amère expérience devant un parterre d’agents de voyages vent debout face au spécialiste de la désintermédiation. En d’autres temps, c’était les concepteurs de coffrets-cadeaux qui en prenaient pour leur grade.

Mêmes droits, mêmes devoirs

Le discours tenu par le SNAV sur la question demeure intangible : mêmes droits, mêmes devoirs pour tous. Entendez, les nouveaux venus sur le marché, depuis la loi Novelli, doivent se soumettre aux règles en vigueur et apporter des garanties nécessaires et suffisantes, notamment financières. Une règle d’or que vient de faire sienne l’ANAé (Association des agences de communication événementielle), le tourisme d’affaires commençant à être également touché par le phénomène de concurrence déloyale, selon les propres termes de Michel Bensadoun qui préside l’association.

Les gardiens du temple

Ce dernier a d’ailleurs échangé sur le sujet avec la ministre Sylvia Pinel le week-end dernier. Main dans la main, Georges Colson et Michel Bensadoun sont dans leurs rôles de gardiens du Temple et contentent ainsi leurs adhérents. Sauf qu’une posture trop arc-boutée n’est pas forcément tenable, ni réaliste. À ce jeu-là, d’ailleurs, on pourrait également reprocher à certaines agences de l’ANAé de ne pas être immatriculées et donc habilitées à concevoir des voyages.

Vouloir faire entrer tout le monde dans le même moule apparaît franchement anachronique au regard de l’évolution de la production, de la distribution et de la consommation. Peut-être vaudrait-il mieux simplement en convenir d’autres, à défaut de le briser ?

Retrouvez l'édito, nos enquêtes et articles dans le magazine n°3054 publié aujourd'hui.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique