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Océanie

La Polynésie française et l’Australie sont en recul sur le marché français depuis 2001. Elles misent sur des agences agréées pour remonter la pente.

L a Polynésie a du mal à sortir la tête de l’eau. Après un plongeon de 16 % en 2001, la fréquentation française a diminué de 3,7 % l’an dernier. La crainte de prendre l’avion après les attentats du 11 septembre 2001 a pénalisé la destination. Comme les avions passent tous par Los Angeles, notre premier semestre 2002 n’a pas tenu ses promesses, commente Gérard La Rocca, PDG de Tourinter. L’année écoulée a été celle du décollage (en mai) d’Air Tahiti Nui depuis Paris, pour pallier le retrait d’Air Lib puis de Corsair. Il y a eu une période de flottement, reconnaît Gérard La Rocca. Tant qu’Air Tahiti Nui n’a pas effectué son premier vol Papeete-Paris, nous avons hésité à prendre des engagements sur ses lignes. La compagnie contrôlée par le territoire polynésien a depuis trouvé sa place, elle exploite jusqu’à six vols hebdomadaires depuis Roissy, en partage de code avec Air France. Somme toute, le marché français a bien résisté, comparé à l’ensemble des arrivées internationales (-17 % en 2002). Boudée par les amateurs de croisières américains, la Polynésie fait les yeux doux aux métropolitains.

Tahiti Tourisme prépare à leur intention une opération de promotion sur l’hôtellerie de charme, avec des voyagistes et Air Tahiti Nui. Elle envisage de faire passer de 100 à 300 le nombre d’agences bénéficiant du label spécialiste de la destination.

L’Australie est également à la peine. Après une chute de 12,7 % en 2001, le nombre de touristes français s’est tassé l’an dernier (-1 %). Si Nouvelles Frontières affiche un recul de 24 % l’an dernier, Australie Tours annonce pour sa part une progression de 20 % en nombre de clients. Nous avions maintenu ce rythme au cours des quatre premiers mois 2003, explique son PDG Eric Ridet. Mais la pneumopathie atypique combinée à la guerre en Irak ont grippé la croissance. Une grande majorité des clients gagnant l’Australie transitant en effet par Singapour.

Un ambassadeur à Paris

Toujours privée d’office de tourisme, la destination a en revanche un ambassadeur depuis mars : l’Australian Tourism Commission a recruté Rodolphe Brauner. L’ex-chef de produits Australie-Pacifique d’Asia compte jouer la carte de la profession. Accessible sur Internet, le programme de formation des agents agréés est gratuit depuis le 1er juillet. Objectif : passer de 80 à 200 agents accrédités en un an.

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