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Naufrage du Concordia : le secteur de la croisière clame le niveau élevé de sécurité en mer

Au-delà du bilan, encore provisoire, du naufrage du Costa Concordia, porté hier matin à six morts, les acteurs de la croisière rappellent que le secteur a connu un nombre d’accidents et de victimes infime au cours des dernières décennies.

Le directeur général de Costa Croisières, Pier Luigi Foschi, a une nouvelle fois mis en cause Francesco Schettino, qui commandait le Costa Concordia,  l’accusant d’être allé "à l’encontre des règles prescrites par la compagnie" en termes d’itinéraires. 
 
A l’inverse, il a insisté sur le très haut niveau de sécurité que s’impose la compagnie, estimant que cette dernière "répond non seulement aux obligations légales, mais va bien au-delà". "Nous nous conformons aux plus hauts standards de sécurité" a-t-il répété, faisant notamment référence aux règles américaines, jugées les plus contraignantes. Le navire avait été contrôlé par les autorités italiennes et internationales en novembre dernier.
 
Pier Luigi Foschi a également rendu hommage à l’équipage, qui a selon lui "agi selon les procédures définies", tout en expliquant que l’inclinaison du bateau a empêché d’utiliser les canaux de sauvetage des deux côtés, une situation "difficile à simuler" lors des exercices de formation de l’équipage.
 
Des accidents rarissimes et peu de victimes
 
Ce discours sur la sécurité, argument historique de vente des vacances à bord d'un paquebot, est repris en choeur par le monde français de la croisière. "S’il y a un accident sur un A380, va-t-on dire que c’est un avion trop gros ? Si on pose les mauvaises questions, au mauvais moment, on obtient des mauvaises réponses", commente un connaisseur du secteur, faisant référence aux critiques sur la course au gigantisme des bateaux de croisière.
 
Le vice-Président de l’AFCC (Association française des compagnies de croisières), Yannis Vassilakopoulos, rappelle quant à lui que "la croisière n’a connu que cinq accidents ces vingt dernières années, qui ont fait très peu de victimes. Contrairement à l’avion, les récents accidents n’ont jamais causé des centaines de morts."

 

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