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Les compagnies européennes s’en sortent bien

Plusieurs grands transporteurs affichent d’excellents résultats. Mais au prix de plans de réduction des coûts et de la cession de participations dans des sociétés non stratégiques.

Alors que les transporteurs américains affichent des pertes abyssales, les compagnies européennes tirent leur épingle du jeu. En attendant les résultats d’Air France/KLM en mai, qui devraient être historiques, selon son Pdg, Jean-Cyril Spinetta, c’est Lufthansa qui, cette année encore, réalise la meilleure performance sur le Vieux Continent.

Les bénéfices du transporteur allemand ont progressé de 12,1 %, à 453 ME. Cette performance a pu être réalisée grâce à la vente de participations, notamment dans le GDS Amadeus, mais aussi grâce à la poursuite d’un plan de réduction de coûts, qui lui a permis d’économiser 780 ME en 2005. Parallèlement, la compagnie a travaillé sur tous les segments de trafic, depuis les vols tout affaires de Private Jet jusqu’aux bas tarifs, pour lutter contre les low cost, très présentes outre-Rhin. Cette gestion a permis de faire face à l’envolée des prix du carburant, avec une facture de 2,7 milliards d’euros en 2005.

En attendant les résultats de British Airways et de SAS, l’autre gagnante est Iberia, qui a réalisé le meilleur résultat de son histoire avec un bénéfice presque doublé, à 395,8 ME. Mais cette performance est là aussi due pour l’essentiel à des ventes de participations dans les systèmes de réservation Amadeus et Savia. De quoi couvrir en partie la hausse des dépenses de carburant (+32,5 % en 2005).

Une âpre compétition

Mais toutes les compagnies ne sont pas logées à si bonne enseigne. En quasi faillite il y a un an, Alitalia a obtenu le soutien du gouvernement et finalisé un plan de 3 700 suppressions d’emplois qui lui a permis de limiter sa perte à 167 ME en 2005, contre 858 MEun an plus tôt. De son côté, Swiss a creusé ses pertes à 112,9 ME (89 ME en 2004). La compagnie helvétique n’a pas réussi à résister à la concurrence des compagnies à bas tarifs sur son territoire. Elle compte sur les synergies avec son nouveau propriétaire, Lufthansa, pour dégager ses premiers bénéfices en 2007.

Reste le cas de l’irlandaise Aer Lingus, avec un profit de 72,4 MEen 2005 (contre 1,2 ME en 2004). Mais cette hausse n’est pas significative. La compagnie est en mutation, vers un modèle proche des transporteurs à bas prix. Elle avait subi à ce titre des coûts de restructuration de 102,5 ME l’an dernier. Sa survie, alors que l’Irlande est l’un des pays d’Europe les plus exposés aux low cost, rappelle toutefois que la compétition n’est pas nécessairement perdue pour les majors historiques.

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