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Les compagnies aériennes de nouveau sous la menace du carburant cher

Alors que les cours du baril de pétrole flirtent de nouveau avec les 100 $, les transporteurs augmentent le prix des billets et revoient leurs mesures de réduction des coûts.

Depuis octobre, les cours du brut s’envolent à nouveau. Ils tournent désormais autour des 100 $, du jamais vu depuis 2008. De quoi inquiéter les compagnies aériennes. EasyJet a tiré l’alarme il y a quelques semaines, anticipant un doublement de sa perte sur le premier trimestre 2011 « à cause du carburant ». De son côté, Iata mise sur une augmentation de la facture fuel de 34 Mds$ cette année pour l’industrie avec un baril moyen de jet fuel à 110$.

UNE CONJONCTURE DIFFÉRENTE

L’année 2011 verra-t-elle donc, comme 2008, une vingtaine de transporteurs tomber sous les coûts du pétrole ? Même si les plus faibles ne résisteront pas, la conjoncture n’est plus la même. En deux ans et demi, l’industrie s’est, partiellement, assainie. Le ciel s’est concentré, les compagnies ont fait du ménage dans leurs flottes et – avec la récession économique – leurs plans de vols. Cela ne veut pas dire pour autant que l’augmentation de la facture sera absorbée par les compagnies. Elle a déjà commencé à être reportée sur le prix des billets. Pour compenser une hausse de sa facture estimée à 1 Md$ cette année, Delta Air Lines a déjà prévenu d’une augmentation de 2 à 3 % de ses revenus unitaires. Certaines compagnies comme Air Austral, Iberia, Singapore Airlines, Lufthansa, British Airways ou Cathay Pacific ont décidé de revoir à la hausse leur surcharge carburant. « Une première depuis 2008, commente Virginie de Luca, directrice commerciale d’OpenSkies. On a fait un calcul simple : de combien augmenter la surcharge pour répercuter sur le client la moitié de la hausse du carburant. » D’autres, comme Emirates, préfèrent réajuster directement leur yield. « EasyJet restera fidèle à sa politique de ne pas appliquer de surcharge », confirme aussi Céline Prenez, directrice commerciale Europe de la low cost. Alors que chez Air France, une augmentation de la surchage n’est pas encore d’actualité. « Nous y réfléchissons mais aucune décision n’a encore été prise », se borne à commenter une porte-parole d’AF ; refusant de préciser si l’augmentation du carburant a été répercutée directement sur le yield. Quoi qu’il en soit pour le passager, le résultat reste le même : voyager va coûter plus cher…

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