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La SNCF cherche un nouveau modèle pour le TGV

La compagnie ferroviaire compte acheter 40 rames TGV pour rajeunir sa flotte vieillissante, et améliorer le taux de remplissage de ses lignes à grande vitesse à travers une nouvelle stratégie.

Le modèle de la grande vitesse en France, qui fête ses 30 ans, a besoin d’un coup de jeune. La SNCF a d’ailleurs annoncé, jeudi 16 février, qu’elle allait engager des négociations avec l’industriel Alstom, pour reprendre ses commandes de TGV, initialement gelées jusqu’en 2015.

« Le conseil d’administration a décidé ce matin (ndrl, jeudi) d’engager une négociation en vue d’une éventuelle levée d’option d’achat de parc TGV allant jusqu’à 40 rames », a déclaré Guillaume Pepy, lors de la présentation des résultats annuels de la SNCF qu’il préside (lire l’encadré). Si les tractations aboutissent, la compagnie ferroviaire signera un contrat évalué à 1,2 milliard d’euros, rapporte l’AFP. Une estimation faite sur la base du prix unitaire d’une rame TGV (Euro Duplex), avoisinant les 30 ME.

Ce plan d’investissement s’avère plus que nécessaire, compte tenu du vieillissement de la flotte. La SNCF dispose d’environ 500 rames TGV dont l’âge moyen atteint de 17 ans. Le projet de renouvellement d’une partie du parc résulte de la récente décision du gestionnaire du réseau RFF (Réseau ferré de France) de fournir désormais, plusieurs années à l’avance, les tarifs de ses péages. RFF s’est engagé pour une évolution sur cinq ans de ses péages (2014-2018), répondant ainsi à la demande du gouvernement d’une plus grande visibilité tarifaire.

SUR LE MODÈLE DES LOW COST

Pour réinventer le modèle économique du TGV, rajeunir les trains ne suffira pas. En parallèle, il faudra utiliser plusieurs leviers, que Guillaume Pépy a détaillés dans une interview accordée au quotidien Les Échos : densifier l’utilisation du réseau, améliorer les taux de remplissage en articulant encore mieux les horaires de l’ensemble des trains, mais aussi augmenter la circulation des rames pour mieux rentabiliser le matériel. « C’est ce qui fait le succès du low cost dans l’aérien », explique le président de la compagnie ferroviaire, désireux par ailleurs de développer des revenus additionnels, en enrichissant l’offre de services. Pour autant, il n’est a priori pas question de baisser les tarifs.

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