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La montagne veut séduire les agences

« Lors de la première « Fête de la montagne », les professionnels ont adressé des appels du pied aux agences pour qu’ils vendent mieux la neige. »

«Les agences ont pour habitude de vendre des séjours à la neige auprès de Pierre et Vacances, Lagrange et Odalys, explique Frédéric Vanhoutte, fondateur d’Eventiz. Or la montagne ne se limite pas aux grands industriels de l’hébergement. » Son objectif à travers la Fête de la montagne, qui s’est déroulée le 4 novembre à Paris, c’est notamment de présenter des spécialistes français du ski qui permettent à la distribution de se simplifier la neige via des outils online. À titre d’exemple, Travelfactory/Travelski a créé le produit Skissim, qui promet « une grande station pour le prix d’une petite » dans les Alpes. Exemple : Les Menuires sont à partir de 279 E la semaine de Noël (avec remontées mécaniques et matériel de ski). « Nous avons pris modèle sur le low cost aérien, explique son fondateur Yariv Abehsera. Nous achetons ferme dix appartements par station et par semaine. » Et Travelfactory compte emmener jusqu’à 300 conseillers en éductour aux Arcs en décembre. Ce spécialiste du ski a créé un espace BtoB, qui génère environ 15 % de l’ensemble de son activité. Également présent au workshop, SkiHorizon offre une solution BtoB extrêmement performante pour vendre des forfaits neige incluant tout, même les paniers repas. Or seulement 3 % de ses ventes françaises proviennent du réseau. Comment expliquer la contre-performance d’un tel pionnier de l’or blanc ? « Sur le marché français, au moins 70 % des gens qui vont skier réservent par eux-mêmes, estime son fondateur Nicolas Mendiharat. La montagne est mal distribuée par les agences et les TO, ce qui tient à deux données spécifiques : la complexité et la fragmentation de l’offre. » Pourtant, Nicolas Mendiharat a longtemps parié sur le relais des agences, et maintient une lueur d’espoir. À ses débuts, en 2000, il se présentait comme le GDS du ski. Comme lui, son concurrent Travelfactory veut croire qu’il était trop en avance. L’avenir le dira.

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