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Jusqu’où ira Uber ?

La société, créée en 2009 à San Francisco, est présente dans 75 villes dans le monde, dont Paris et Lyon, et veut en ouvrir une de plus par semaine.

Uber fait partie de ces start-up californiennes en pleine croissance. Créée en 2009, l'entreprise qui met en relation des chauffeurs indépendants et des clients, serait déjà valorisée à 2,5 milliards de dollars. Elle est présente dans 75 villes dans le monde, dont Paris et Lyon, et compte en ouvrir une par semaine cette année. Une expansion qui rien ne semble pouvoir arrêter. Le modèle Uber est simple. La société recrute des chauffeurs indépendants, et leur fournit un iPhone pour se connecter à son système. Dès qu'un client cherche une course, l'algorithme d'Uber identifie les voitures disponibles, calcule le prix de la course en fonction du trajet et de la disponibilité des chauffeurs. «Nous faisons varier le prix en fonction de la demande, mais le but n'est pas de gagner de l'argent, c'est de garantir la fiabilité du système et du service. Notre objectif, c'est qu'il y ait plus de chauffeurs disponibles lors des périodes de pointe», précise Alexandre Molla responsable du bureau de Lyon pour Uber.

En attendant la libéralisation totale…
Le prix de la course fixé, le client paye directement Uber, qui prélève 20% de commission. «On est, avant tout, une société de technologie, explique Alexandre Molla responsable du bureau de Lyon pour Uber. Le principal investissement que nous devons effectuer est l'ouverture de nouvelles villes. Il faut des locaux et une équipe pour démarcher les chauffeurs, gérer les relations avec eux et développer les services côté client». Un business, qui, passé la phase d'expansion, est rentable. En France, Uber compte une douzaine de salariés et réalise «plusieurs dizaines de milliers de courses» avec «plusieurs centaines de chauffeurs partenaires». Mais l'entreprise va continuer de se développer.

«Sans aucun doute, nous serons dans le sud de la France à partir du mois de mai. Il y a un vrai potentiel dans des villes comme Marseille, Bordeaux ou Lille», ajoute Alexandre Molla. Ses concurrents, comme SnapCar et Chauffeur-privé en France ou Lyft, ne sont pas encore distancés, mais perdent des parts de marché. Le seul frein pourrait venir de la pression des chauffeurs de taxis sur le gouvernement qui a encore le choix entre le modèle belge, à savoir interdire les courses de moins de 90 euros aux VTC, le modèle californien où les électeurs se sont prononcés pour une libéralisation totale du secteur ou encore le statu quo.%%HORSTEXTE:1%%

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