Jet tours : le logo qui dérange (Publié le 19 septembre 2008)
Apposé en couverture des nouvelles brochures du TO, le logo Thomas Cook suscite l'irritation voire la colère de certains réseaux.
Alors que Jet tours, racheté par Thomas Cook en juin dernier, souhaitait « conserver la qualité de ses partenariats avec l'ensemble de la distribution », sa rentrée débute par un couac qui fait du bruit. En apposant en couverture de ses brochures le logo de sa nouvelle maison mère, le TO a déclenché la colère de bon nombre de ses distributeurs, agences enseigne en tête. « La moindre des choses aurait été de nous prévenir », regrette Jean-Jacques Loutrel, président de l'association des agences enseigne. Thomas Cook a apporté une réponse "basique" au mécontentement : toutes les marques de Thomas Cook PLC sur l'ensemble des marchés portent le logo signifiant leur appartenance au groupe international. Les réseaux, pas davantage informés que les agences enseigne, sont tout aussi irrités par cette initiative qui peut passer pour de la provocation quand on sait que Thomas Cook est d'abord un concurrent !
Des intérêts conflictuels
La confusion a été encore accrue par le fait que quelques brochures, imprimées avant que la décision d'apposer le logo ne soit prise, ont été distribuées en même temps que les autres. Certaines agences ont donc, dans un même stock, des catalogues avec et d'autres sans. TourCom a réagi en adressant une note d'informations à tous ses adhérents. Le réseau de Richard Vainopoulos a signifié sa désapprobation. Pas de boycott mais il aimerait que le logo n'apparaisse plus à l'avenir. Eric Szynkier, directeur commercial de Jancarthier reste philosophe. « Ce logo est une publicité qui peut inciter à aller dans une agence concurrente. Mais à nous d'avoir les meilleurs vendeurs pour que le client oublie vite Thomas Cook. » Plus virulents, Selectour et Carlson Wagonlit Travel sont montés au créneau sans pour autant souhaiter s'exprimer sur le sujet. Reste que pour Jet tours, ce début n'est pas de bon augure. Car on peut tout rater… mais pas sa rentrée.