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French Bee casse les prix sur Tahiti pour capter 20% du trafic

Avec un tarif d’appel à 509€ l’aller-simple pour découvrir les îles polynésiennes depuis Paris, French Bee souhaite casser les prix d’un marché jusqu’alors trusté par Air France et Air Tahiti Nui. La low cost long-courrier décollera chaque vendredi et dimanche depuis sa base d’Orly.

« Il y a un adage qui dit que si on baisse les prix de 20%, on augmente le marché de 20%. Cela s’est vérifié à la Réunion, on verra si c’est la cas à Tahiti », assure Jean-Paul Dubreuil, le PDG d’Air Caraïbes à l’hôtel Meridien de Papeete. Samedi 12 mai au matin, le premier vol de la compagnie low cost French Bee, petite sœur d’Air Caraïbes, s’est posé le tarmac de l’aéroport de Tahiti Faa’a à Papeete, avec 314 passagers à son bord.

« En octobre, vous avez demandé à nous rencontrer, avec le président, afin de savoir ce que l’on pensait d’une ligne aérienne depuis Paris vers Tahiti, a raconté la ministre du Tourisme de Tahiti Nicole Bouteau, venue attendre les passagers à l’aéroport. Après consultation des professionnels locaux du tourisme, nous vous avons répondu favorablement à votre demande. En novembre vous avez déposez votre plan de vol. Quelques mois plus tard, vous voilà, félicitations !»

40 000 billets vendus en 6 mois

Si le Jean-Paul Dubreuil est conscient que « chaque nouvelle ligne est un risque nouveau, surtout avec cette distance », il reste confiant, rassuré par les 40 000 billets vers Papeete vendus en 6 mois.  « Aujourd’hui, les hôtels ne sont complets que deux jours par semaine. On est persuadé qu’il y a un potentiel de développement du marché touristique qui est de 10 à 15% par an. Notre objectif est de capter 20% du marché aérien, qui aura progressé je pense de 30% », appuie Marc Rochet, le président de French Bee. Et le patron de reprendre, lui aussi, l’exemple de la Réunion, que la compagnie dessert depuis un an, avec un résultat d’exploitation positif grâce à l’arrivée de l’A 350 et au fret.

Les Tahitiens espèrent que la nouvelle ligne sera aussi bénéfique pour leur île qu’elle l’est pour la Réunion, où le tourisme « s’est développé de 15% et le marché aérien de 20% », selon Marc Rochet. L’objectif « numéro 1 de la compagnie, c’est de monter en fréquences ». Car le marché polynésien est attractif puisque 606 000 passagers ont été transportés via les plates-formes aéroportuaires de Tahiti en 2017. Soit 1,7% de plus qu’en 2016.

La Polynésie, mais aussi les Etats-Unis comme cible

L’année dernière, entre janvier et octobre, c’est même 168 840 touristes qui ont voyagé en Polynésie française. La France et les États-Unis en sont les principaux pourvoyeurs. A l’inverse, ces deux pays sont aussi les principales destinations touristiques des Polynésiens.

« Cette nouvelle ligne, c’est une occasion pour les Polynésiens d’aller à San Francisco. C’est une destination différente de Los Angeles, utilisée par Air France et Air Tahiti Nui. De toute façon, l’aéroport de Los Angeles est saturé. » Sur les 40 000 vols déjà réservés sur cette ligne, la moitié sont des Paris-Papeete et le reste est équitablement réparti entre San Francisco-Papeete et Paris-Sans Francisco.

Tout cela alors que la compagnie n’est pas encore bien adaptée au marché américain. « Il nous faudra encore une ou deux saisons », considère Marc Rochet. De même, la low cost espère proposer de meilleurs connexions avec Air Tahiti Nui afin d’améliorer les transits vers le reste des atolls desservis par la compagnie tahitienne. Elle appelle de ses « vœux à une coopération commerciale ».

*De gauche à droite : Mme et M. Dubreuil, PDG d’Air Caraïbes, Mélinda Bodin, présidente de l’association du tourisme authentique de Polynésie française, Marc Rochet, président de French Bee, Sophie Hocquez et Mireille Assouline, respectivement directrice commerciale et directrice d’exploitation French Bee.

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