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Fram : les négociations sont dans l’impasse

Après la grève du 24 novembre et au lendemain d'une nouvelle réunion avec la direction dans le cadre des NAO, l'intersyndicale de Fram déplore un dialogue social inexistant.

 

C'est l'impasse chez Fram, où le dialogue social semble rompu. Du côté des syndicats comme de la direction, chacun campe désormais sur ses positions.

L'intersyndicale CGT-FO-CFDT, qui avait lancé un appel à la grève le 24 novembre, a diffusé un nouveau tract hier, à l'issue d'une réunion tenue le 29 novembre avec la direction dans le cadre légal des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Elle y déplore "un dialogue social inexistant avec la direction,  qui va mener les salariés à un sacrifice de 110 à 240 euros par mois à partir de janvier 2017, pour maintenir l'emploi sans aucune garantie à ce jour".

Info ou intox

"Le salarié est toujours la variable d'ajustement sur lequel on s'appuie pour éviter de chercher d'autres solutions", insistent les syndicats du TO toulousain, regrettant que "la seule réponse de la direction" est de faire choisir "entre garder son emploi ou aller pointer chez Pôle Emploi".

Dans ce tract, ils rapportent par ailleurs qu'Isabelle Cordier, directrice générale, les a informés que "Alain de Mendonça (président de Karavel/Promovacances NDLR) ne se déplacera plus chez Fram". Pour quel motif ? Il se sentirait trahi par les syndicats, qui ont invité les salariés à faire grève. Un mouvement qui pourrait conduire, toujours selon les dires d'Isabelle Cordier rapportés par l'intersyndicale, "jusqu’au dépôt de bilan. Info ou intox , nous n’avons aucune confirmation de sa part sur le sujet à ce jour".

Un état comptable de l'entreprise

Souhaitant rénégocier l'accord sur le temps de travail et notamment supprimer les pauses dites rémunérées (compensatrices des 39h30 payées 37h30), la direction de Fram avait proposé le 22 novembre que les salariés aux revenus les plus faibles touchent une compensation de l'ordre de 19€ à 60€ brut par mois, jugée "dérisoire et discriminante" par les syndicats. Ces derniers avaient pour cette raison maintenu l'appel à la grève. "La direction ne nous propose toujours pas d'autre alternative", explique le tract du 30 novembre.

"Nous souhaiterions disposer d'un état comptable chiffré à date pour nous démontrer que les sacrifices demandés et reposant sur nous salariés 'aideront' au redressement de Fram", ajoutent les représentants des salariés qui regrettent la non communication de ces documents, requête"pourtant légitime". "On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas, nous a dit madame Cordier pour clôturer la troisième et dernière réunion NAO sur l’aménagement du temps de travail", relatent les syndicats dans le même tract.

La position d'Isabelle Cordier

Contactée par nos soins, Isabelle Cordier veut positiver. "De nombreux salariés veulent que l’aventure Fram continue, et nous l’ont témoigné".

"Nous ne pouvons plus vivre comme avant, ajoute-elle. Les temps ont changé, nous devons évoluer. Le tourisme est fragilisé, notamment par les attentats. Nous reconstruisons Fram, nous sauvegardons des emplois, à l’heure où Airbus (une autre entreprise toulousaine, NDLR) licencie 1200 personnes. Nous sommes dans le dialogue. Nous avons fait des propositions", ajoute la patronne du TO, regrettant le maintien de la grève quand les NAO n’étaient pas terminées.

Isabelle Cordier estime qu’il faut regarder "l’avenir avec l’envie de gagner, ensemble", sans parler de renégociation future avec l’intersyndicale. "Les chiffres repartent, nous allons réussir notre pari".

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