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[EXCLUSIF] Air France modifie son calendrier 2026 des surcharges GDS

Pour les agences affaires comme loisirs, Air France ajuste sa politique de surcharge applicable à compter du 1er janvier 2026. C’est ce que nous détaillent, dans une interview exclusive à L’Écho touristique, Henri Hourcade et Hervé Kozar, respectivement directeur France d’Air France-KLM et directeur des ventes agences d’Air France.

L’Écho touristique : Depuis le 1er janvier 2025, la surcharge GDS/Edifact est de 3 euros par direction pour les agences affaires. Le montant va-t-il bel et bien passer à 24 euros comme dans le loisir à compter du 1er janvier 2026 ?

Henri Hourcade : Nous venons d’avoir une réunion à ce sujet. À compter du 1er janvier 2026, nous maintiendrons un fee réduit pour les agences de voyages affaires, qui passera à 4 euros jusqu’au 1er juillet 2026, contre 3 euros aujourd’hui. Cette hausse symbolique de la surcharge sur Edifact, jusqu’au 1er juillet 2026, s’inscrit dans le cadre de nos accords NTA (pour « NDC Transition Agreement », Ndlr). Nous repoussons ainsi de six mois l’échéance de la surcharge à 24 euros. Nous poursuivons notre politique d’accompagnement des agences affaires avec lesquelles nous sommes en partenariat. Pour aider les agences sur le NDC, notre helpdesk ainsi qu’un chat sont également à leur disposition 24h/24 et 7j/7.

Un billet sur deux Air France ou KLM est émis sur NDC au sein des agences de voyages en France.

Quel est le taux de pénétration du NDC ?

Henri Hourcade : Un billet sur deux Air France ou KLM est émis sur NDC au sein des agences de voyages en France. Les agences online loisirs font davantage. Dans les agences affaires, le taux de pénétration atteint 26% au mois d’octobre 2025, contre 10% au début de l’année. Seize points d’augmentation montrent que le sujet avance.

Cette interview « NDC Air France », avec de nouveaux reports, est devenu un marronnier de L’Écho touristique. Etes-vous sûrs de passer à 24 euros par direction au 1er juillet ou pourriez-vous envisager un nouveau report ?

Henri Hourcade : Aujourd’hui, c’est le plan. Avant chaque décision, tripartite avec les GDS, nous regardons l’élan, le taux de pénétration et l’avancée des fonctionnalités dans tout l’écosystème. Le taux actuel de 26% correspond à une moyenne, qui masque des disparités importantes. Mais la progression en 2025 nous rend optimistes. Des agences affaires sont à près de 60% de taux de pénétration, des clients corporate à 90%. Sabre a lancé le NDC en France en mai. C’est un mouvement de l’industrie, il n’y a plus de contestation sur le fond. Toutefois, il y a des rythmes d’adaptation que nous respectons.

Au 1er janvier 2026, allez vous rester dans le tourisme à une surcharge GDS/Edifact à 24 euros par direction, et quel est le taux de pénétration dans ce segment ?

Hervé Kozar : Oui, nous allons rester à 24 euros. Au mois d’octobre, le taux de pénétration atteint entre 20% et 30%. Il s’élève à 95% parmi les OTA, et à 47% dans le loisir offline éligible à NDC (soit chez les TO/agences loisirs). Nous observons là aussi une belle progression, même s’il y a toujours une conduite du changement à poursuivre, dans toute la chaîne.

Vous aviez prévu le retrait d’Edifact des tarifs VFR – visit friends and relatives – et des tarifs TO. A quelle échéance ?

Hervé Kozar : Nous avions repoussé au 1er janvier 2026. Là aussi, nous accordons un délai supplémentaire de six mois pour accompagner les partenaires loisirs. C’est notre philosophie, parce que ce n’est pas toujours simple de passer du mode cryptique au mode graphique. Par conséquent, les tarifs VFR et TO resteront dans Edifact jusqu’au 1er juillet 2026. Nous n’avons pas prévu de retirer d’autres tarifs dans le plan actuel.

Depuis le début, des agences se plaignent parfois d’un manque de productivité et de fonctionnalités manquantes. Qu’avez-vous amélioré au cours des derniers mois ? Que reste-t-il améliorer ?

Hervé Kozar : Sur la partie business, il y a notamment un besoin d’après-vente, que nous couvrons désormais autant qu’Edifact, comme le split du PNR. Le remboursement est même plus simple avec NDC, sans saisie manuelle, ce qui évite les erreurs. Nous avons par ailleurs innové avec les offres packagées appelées « bundle seats », ce qui est pratique en cas de changement de vol. Enfin, nous démarrons l’interline sur les vols domestiques avec Delta, avant de l’étendre à d’autres compagnies. Sur l’après-vente, les principaux problèmes sont donc résolus.

Henri Hourcade : Avec la norme NDC, tout le monde a accès au pricing continu, soit à des tarifs plus compétitifs. En revanche, les fonctionnalités que nous venons de décrire peuvent ne pas encore être activées sur des OBT (online booking tools). En général, les interfaces les déploient assez vite.

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