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Comment Air France commence à réduire sa dette

Le groupe doit trouver 1,5 milliard d'euros en deux ans mais la réduction des investissements et la cession d'actifs ne suffiront pas. Le réseau moyen-courrier doit aussi retrouver l'équilibre.

«La priorité, c'est la réduction de notre dette », a répété le PDG du groupe Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, lors de la présentation des résultats annuels le 22 février. L'objectif est de passer de 6,5 milliards d'euros à 4,5 milliards d'euros avant 2015. Un premier pas a été franchi en 2012, puisque l'endettement est repassé en dessous des 6 milliards d'euros. Mais il reste 1,5 milliard à trouver, alors que les pertes se sont aggravées l'an dernier, à 1,2 milliard d'euros.Le premier levier sur lequel peut jouer le groupe est la baisse des investissements. Elle a déjà atteint 2,1 milliards d'euros en 2011 et 1,6 milliard d'euros en 2012, et devrait se poursuivre à hauteur de 1,2 milliard d'euros en 2013. Air France-KLM peut également céder certains de ses actifs. La vente de la moitié de ses parts dans Amadeus lui a déjà rapporté 466 millions d'euros l'an dernier. Mais le véritable défi est le retour à la rentabilité. En 2012, quelques signes positifs sont déjà visibles. Le résultat d'exploitation, négatif de 300 millions d'euros, s'est amélioré de 15 % grâce à l'activité passagers. Le RSKO (recette unitaire au siège kilomètre offert) a progressé de 3 %, dont 5 % sur le long-courrier, hors change. Parallèlement, les charges d'exploitation, hors carburant et change, n'ont progressé que de 0,5 % et le coût de la dette a baissé de près de 6 % à 353 millions d'euros. Autre signe positif, les résultats de l'activité de la maintenance : sur 1,1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012, le résultat opérationnel a atteint 145 millions d'euros.

 

2013 : ANNÉE DÉCISIVE

 

En 2013, les différentes mesures du plan Transform 2015 seront en place. Les charges de personnel, grâce au gel des salaires et au plan de départ volontaire, devraient baisser de 7,8 milliards d'euros à 7,6 en 2013, puis à 7,4 en 2014. La sortie d'une trentaine d'avions de la flotte et une utilisation plus intensive des appareils, combinée à l'augmentation de la productivité des équipes de 15 %, devraient permettre de baisser à nouveau les coûts unitaires. Reste toutefois plusieurs inconnues. Le retour à l'équilibre du court et moyen-courrier, qui a affiché 800 millions d'euros de perte en 2012 (+ 14 %), malgré les débuts prometteurs de l'offre MiNi et de la compagnie Hop !, paraît « compromis », explique une source interne. Surtout, l'amélioration des comptes sera dépendante de facteurs hors de contrôle du groupe : le contexte économique, le prix du pétrole et la volatilité des changes. « Il n'y a que des éléments négatifs. à l'évidence, il y a une guerre des devises (…) et il n'y a pas de perspective de rebond de la croissance mondiale », a expliqué le directeur financier du groupe, Philippe Calavia. La facture carburant, de 9,4 milliards d'euros en 2012, devrait ainsi progresser à 9,8 milliards d'euros pour un baril à 114 dollars

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