Colombie : Carthagène met fin aux calèches et passe à l’électrique
Les calèches tirées par des chevaux sont interdites depuis le 29 décembre à Carthagène (Colombie). Elles seront remplacées par des équivalents électriques.
Célèbre pour son centre historique fortifié, son architecture coloniale et ses rues pavées, Carthagène a été parcourue par des dizaines de millions de touristes en calèches tirées par des chevaux. C’est désormais terminé : depuis le 29 décembre, la ville caribéenne interdit cette pratique.
Un débat de plus en plus vif pour les destinations
Les défenseurs des droits des animaux dénonçaient une exploitation commerciale infligeant aux animaux blessures, stress et épuisement. « En aucune circonstance nous ne tolérerons quelque forme que ce soit de maltraitance animale », justifie, sur X, le maire de Carthagène des Indes, Dumek Turbay. Ce dernier a interdit par décret la circulation de calèches à traction animale dans le centre historique de cette ville de près d’un million d’habitants, visitée par plus de 5 millions de touristes en 2025.
A la place de la soixantaine de calèches traditionnelles circulera un nombre équivalent de voitures au style similaire, mais électriques. Par le passé, le parlement colombien a débattu sans succès de projets de loi visant à interdire les véhicules à traction animale, les considérant comme une forme de maltraitance. La Colombie a par ailleurs interdit les corridas à compter de 2027.
Dans les villes touristiques, l’utilisation de calèches fait de plus en plus débat. Certaines villes les ont d’ores et déjà interdites, comme Malaga (Espagne) et Bruxelles (Belgique). A New York, le débat est vif depuis plusieurs années, mais elles ne sont toujours pas interdites à Central Park.
