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Bordeaux va se doter d’une vraie offre oenotouristique

Avec la construction du centre culturel et touristique du vin, Bordeaux veut créer des véritables routes des vins, vendus en multicanal en packages.

Dévoilé par Alain Juppé dans nos colonnes le 25 mars dernier, le Centre culturel et touristique du vin a désormais un visage, ou plutôt une forme. Si le projet de l’agence parisienne X-Tu, associée aux scénographes londoniens Casson-Mann était retenu dès le mois de mai par le jury du concours de maîtrise d’oeuvre, celui-ci n’a été dévoilé officiellement que fin juin. Situé à l’entrée des bassins à flot du quartier de Bacalan, le bâtiment construit selon les normes Haute qualité environnementale (HQE) aura la forme d’un phare tout en rondeur de 47 m de haut (voir encadré). Même si son nom n’a pas encore été adopté, ce centre a tout d’un musée : « Pour le marché international ce serait le terme le plus attractif », glisse Sylvie Cazes, conseillère municipale de Bordeaux et présidente de l’association de centre culturel et touristique du vin.

L’OENOTOURISME PARTIRA DU CCTV

Cette nouvelle infrastructure, prévue pour 2014, devrait attirer « au moins 450 000 à 600 000 personnes, mais nous pouvons raisonnablement espérer plus », assure la responsable municipale. Selon l’Office de tourisme entre 2 et 3 millions de touristes passe chaque année à Bordeaux et sa région : « Difficile d’affiner et d’imputer qui fait de l’oenotourisme exactement, mais le centre culturel doit servir de point d’appui pour développer cette offre », renchérit Sylvie Cazes. La municipalité, mais également le Conseil régional d’Aquitaine – bien qu’il se soit fait tiré l’oreille pour débloquer sa contribution de 6 ME – ont la volonté de créer toute une gamme de circuits oenotouristiques au départ du centre : « Nous réfléchissons à structurer une véritable offre, qui pourrait être gérée par une structure publique ou privée », déclare la conseillère municipale qui ne cache pas sa préférence pour un partenaire privé : « Je préfère me tourner vers des professionnels du tourisme qui connaissent la demande, suivant ainsi une logique de marché plutôt que de territoire ». La petite trentaine de réceptifs locaux a été un temps invitée à réfléchir sur le sujet, mais sans suite pour le moment. Une certitude existe : « Les packages créées seront vendus en multicanal », promet Sylvie Cazes. Avec cette offre, Bordeaux s’inspirerait de l’exemple espagnol dans la vallée de la Rioja, ou de la route des vins californienne. Pour cette région-phare de la viticulture, il est plus que temps.

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