2011 : une année moins sinistrée pour l’APST
L’association a enregistré 38 défaillances en 2011, soit cinq de moins qu’en 2010. Le coût total s’élève à 3.2 millions d’euros contre 4.6 millions d’euros un an plus tôt.
C’est une année à vite oublier même si les résultats ne sont pas si catastrophiques. En 2011, l’APST a enregistré 38 défaillances, soit cinq de moins que l’année précédente. Le coût brut total des sinistres a, en revanche, bien baissé pour atteindre 3,2 millions d’euros contre 4,6 millions d’euros en 2010. « Les défaillances des groupistes Vertycal et Vision du Globe ont à elles seules coûté 2,2 millions d’euros », rappelle Raoul Nabet, président de l’APST, qui espère que le montant net des sinistres avoisinera au final deux millions d’euros. « Cela peut prendre jusqu’à cinq ans pour récupérer les fonds avancés », explique-t-il. L’année a également été marquée par les liquidations judiciaires de Voyageurs Associés et plus récemment de Sun Marin. Mais contrairement à 2010, l’association n’a pas eu besoin de faire appel au contrat d’excédent de perte conclu avec la Coface Belgium. « Cela n’a pas été utile car aucun sinistre n’a dépassé 1,5 million d’euros comme cela avait été le cas avec Marsans l’an dernier », explique-t-il. La profession a donc globalement plutôt bien résisté en 2011 malgré le contexte difficile. Néanmoins, l’APST ne compte pas relâcher la pression et va poursuivre cette année le renforcement de ses contrôles. Dans cette optique, la caisse de garantie met actuellement en place de nouveaux outils plus performants.
UNE SURVEILLANCE AUTOMATISÉE FIN 2012
Une refonte totale du « système généralisé de contrôle », des process et du système informatique est en cours de réalisation sous l’égide du cabinet Deloitte. « Cette nouvelle gestion va nous permettre d’avoir un panorama plus fiable et informatisé de l’état financier de nos adhérents », note Raoul Nabet. L’APST construit actuellement une nouvelle base de données qui sera ensuite alimentée avec les bilans de 2011. Tout sera automatisé pour assurer une meilleure surveillance. Ce nouveau système va également permettre de mettre en place différentes sortes d’alertes fondées sur les critères de notation appliquées aux sociétés économiques puis adaptées aux entreprises du tourisme. « Si une entreprise a une forte variation de chiffre d’affaires, nous serons immédiatement alertés ». Le nouveau système informatique devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année. En revanche, le projet de création de la SCAV (Société civile des agences de voyages) est, quant à lui, toujours en standby. IATA n’a toujours pas donné son feu vert.