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Intelligence artificielle : une bonne affaire pour le tourisme ?

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Dans certaines hôtels, les robots s'activent déjà.
Dans certaines hôtels, les robots s'activent déjà.

Deux nouvelles études analysent la perception de l’intelligence artificielle et l’impact de l’automatisation sur l’emploi.    

Elle est déjà là, et notamment dans le secteur du voyage, prenant la forme de chatbots ou d’algorithmes. L’intelligence artificielle (IA) fait petit à petit son chemin. Mais... elle fait peur. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée par Opinion Way. De fait, 66% des Français craignent que des services entièrement automatisés nuisent à la sécurité de leurs informations personnelles. Pour l’heure, seuls 38% des sondés pourraient faire confiance aux nouvelles technologies pour une expérience d’achat sans interaction humaine. De la même façon, peu sont encore enclin à prendre place à bord d’un véhicule autonome, qui inspire des réticences à 38% des sondés.

60% des métiers concernés par l'automatisation

Mais les craintes se concentrent surtout sur l’emploi. Une autre étude, récemment publiée par McKinsey & Company, estime pour sa part l’impact de l’automatisation permise par l’IA sur le l’organisation du travail et l’évolution des besoins en main d’œuvre. Selon cette étude, 60% des métiers seront concernés et au moins 30% de leurs activités seront automatisées ou gérées par l’intelligence artificielle. En conséquence, entre 400 et 800 millions de personnes dans le monde pourraient être amenées à trouver un nouveau travail d’ici 2030, indique l’étude.

Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, un autre document également publié par McKinsey & Company estime que 66% des tâches pourraient être automatisées, ce qui représente 53,9 millions d’emplois dans le monde.

Mais face à l’automatisation des activités, tous les pays ne sont pas sur un pied d’égalité. La Chine pourrait prendre le lead, avec un potentiel de presque 400 millions d’emploi automatisables, quand il est de l’ordre de 22,6 millions en France, accusée de prendre du retard en matière d’IA.

Cette révolution de l’organisation du travail pourrait en tout cas avoir un impact positif pour le tourisme : en augmentant la productivité, et combinée à une hausse des salaires, le phénomène entraînerait, toujours selon l’analyse de McKinsey & Company, une hausse de la demande dans le secteurs des loisirs.

Repenser la gestion des ressources humaines

Cette hausse de la demande, dans les loisirs, mais aussi de la consommation en générale, pourrait en retour créer entre 300 et 365 millions d’emplois dans le monde. A condition de savoir gérer la transition. "Les entreprises seront en première ligne, souligne l’étude. Elles devront à la fois réorganiser leurs processus opérationnels et réévaluer leurs stratégies en matière de gestion des talents, leurs besoins en personnels, en étudiant soigneusement qui sont les personnes nécessaires, qui sont celles qui peuvent être redéployées sur d’autres postes et où de nouveaux talents peuvent s’avérer utiles. De nombreuses entreprises estiment d’ailleurs qu’il est dans leur intérêt - et dans le cadre, aussi, de leur responsabilité sociétale - de former et de préparer les employés à un nouveau monde du travail", souligne l'étude.

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