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Worldia intensifie son développement

Porté par sa croissance, le voyagiste, qui joue sur sa technologie pour faciliter la réalisation de devis interactifs, nourrit de grandes ambitions.

Lancé fin 2012, Worldia part d’un constat simple. « Du premier devis à la vente, pour un voyage sur-mesure, le temps est long. Surtout quand on ne conclut pas la vite au final ! », explique Erwan Corre, directeur de la stratégie et l’un des quatre co-fondateurs du tour-opérateur. « Nous y avons vu l’opportunité de développer une solution qui permet, en quelques clics, de réaliser un devis sur mesure, modifiable en temps réel par l’agent de voyages comme par son client. »

« Aujourd’hui, personne ne vient en agences de voyage sans s’être renseigné auparavant. Grâce à notre technologie, le client peut co-construire son voyage avec l’agent. Par exemple, si ce dernier lui dessine un itinéraire en Californie, pour une famille de 4 personnes, mais que le client souhaite modifier une étape, comme choisir un hôtel plus haut de gamme ou rester 1 jour de plus à San Francisco, il peut modifier son devis en un clic, voir le nouveau prix, et le renvoyer à son agent de voyage », illustre David Parange, directeur des opérations de Worldia.

Techno mais surtout TO

Mais l’équipe de Worldia, qui compte une cinquantaine de personne, se réclame du tour-operating, et non de la start-up purement techno. « Nous assumons notre positionnement B2B2C sur le segment de voyage à la carte. Mais nous sommes un TO, avec toute la responsabilité client que cela sous-entend. La technologie est l’un de nos atouts, mais pas le seul. Nous soignons également la sélection de nos produits », explique Erwan Corre.

« Par exemple, nous sommes techniquement en mesure de nous connecter à des centaines de milliers d’hôtels. Mais nous proposons une sélection de 7000 établissements, dans les 55 destinations que nous programmons jusqu’à maintenant, que nous pouvons déréférencer immédiatement si nous avons de mauvais retours. Nos 700 agences partenaires le savent et nous font confiance. Sur un OTA, vous pouvez réserver un hôtel à Miami, situé à… 50 miles de Miami Beach. L’insatisfaction client est alors garantie. Chez nous, cela n’arrive pas », assure Erwan Corre.

D’ailleurs, Worldia a gagné ses lettres de noblesses auprès de l’industrie. « Début 2014, nous avons pu déployer notre offre sur le réseau Thomas Cook. La croissance a été très importante. Cela nous a facilité le démarchage d’autres agences partenaires et d’autres réseaux de distribution, comme Salaün, Richou Voyages, … », se rappelle Erwan Corre. En 2017, Worldia a enregistré un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros (+100%), et 90% de ses ventes ont été réalisés par des intermédiaires. « Et 90% de ces 90% étaient des agents de voyages ».

De nouveaux partenariats en cours

Car le voyagiste croit au multicanal. « Il y a quelques années, on annonçait la fin de l’agence de voyages. C’est faux, on le voit bien. Mais les clients utilisent désormais plusieurs canaux, et il faut tous pouvoir les investir », pense Erwan Corre. Ainsi, Worldia s’est rapproché de la conciergerie John Paul, et va déployer ses solutions dans la quinzaine de bureaux de la marque dans le monde. Des négociations sont avancées avec d’autres partenaires hôteliers et réseaux type ventes privées. En France comme ailleurs.

Car Worldia ne cache pas ses ambitions européennes. Il y a 18 mois, le TO a ouvert un bureau à Berlin pour séduire les marchés allemands, polonais, autrichiens et suisses. « Ces premiers mois ont servi à l’installation de notre offre. Nous allons nous consacrer à la commercialisation désormais ». L’objectif de l’entreprise est aussi d’investir d’autres marchés plus lointains (Royaume-Unis, Etats-Unis, Australie…). « Partout, le voyage à  la carte connaît un réel engouement. Nous sommes convaincus que notre positionnement est le bon », analyse Erwan Corre.

L’exercice en cours parle pour la stratégie de Worldia, qui, à date, a déjà réalisé son chiffre d’affaires de l’année dernière. « Et nous continuerons d’appliquer notre méthode à savoir ajuster notre technologie au fur et à mesure, continuer d’enrichir notre catalogue d’une nouvelle destination tous les deux mois, … Nous devons être dynamiques », conclut Erwan Corre.

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