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VVF Villages veut s’ouvrir aux agences en 2015

Pour soutenir sa croissance dans un contexte ultra-concurrentiel, l’opérateur du tourisme social est prêt à faire sauter certaines barrières : commercialiser son offre en B2B et s’attaquer aux marchés étrangers.

C’est une petite révolution qui lentement se prépare chez VVF Villages. L’exploitant de villages de vacances, l’un des principaux acteurs du tourisme social et solidaire, pourrait s’ouvrir en 2015 à la distribution en B2B. "Nous regardons du côté des réseaux physiques", confie ainsi Pascal Werner, le DG par intérim de l’opérateur. Lesquels et selon quelles conditions ? Trop tôt pour le dire, poursuit-il, se contentant d’indiquer que "nous n’allons pas travailler demain avec Thomas Cook ou TUI".

En quête de croissance et confronté à la concurrence des acteurs du secteur lucratif (résidences de tourisme notamment), l’opérateur semble prêt à faire sauter une autre barrière : ne plus s’adresser seulement au public français. Même si certains villages, notamment frontaliers, avaient déjà l’habitude d’accueillir des clients étrangers, VVF Villages a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il s’est rapproché de Floréal, leader belge du tourisme social, qui propose désormais les produits de son homologue français dans ses brochures.

14 M€ pour ouvrir un nouveau village

Cette stratégie de soutien à la croissance s’inscrit dans un contexte d’investissements importants menés ces dernières années par l’opérateur, qu’il lui faut désormais rentabiliser. Depuis trois ans, VVF Villages a ainsi engagé le lifting complet de son parc : 19 villages ont encore été rénovés en 2013 (pour 21,6 M€ investis) et 21 autres devraient l’être en 2014, terminant ainsi le chantier.

Mais surtout, VVF Villages va ouvrir dans trois mois un village flambant neuf à Lège-Cap-Ferret, dont il sera propriétaire à 100%. Un établissement 4* (quand le reste de son parc vise plutôt le classement 3*), qui aura coûté 14 millions d’euros. "Ce projet montre que nous sommes en capacité de nous adapter au contexte actuel, marqué par désengagement de certaines collectivités publiques", indique Alain Chilliet, le président de la branche patrimoine du groupe.

89 villages en exploitation

Le modèle historique de VVF Villages a en effet longtemps reposé sur l’exploitation de sites qui appartenaient tous à des collectivités locales. "Mais aujourd’hui, ces dernières n’ont plus toutes soit la volonté, soit les moyens de porter ce patrimoine", reprend Alain Chilliet. Résultat : certaines d’entre elles décident de vendre leurs villages de vacances, parfois à VVF, parfois à d’autres opérateurs. VVF Villages est ainsi propriétaire partiellement ou totalement d’une quinzaine de sites aujourd’hui.

Au global, l’opérateur exploite actuellement 89 sites. Un parc qui tient compte de la sortie de l'offre l’an dernier de 8 villages pour jeunes, exploités sous la marque Okaya, et qui ont été intégrés au sein d'Aludeo, un nouvel opérateur né de la fusion d’Okaya avec deux autres spécialistes des jeunes publics (Vacances et découvertes et Cap au sud).

La marque pour jeunes Okaya sortie de l'offre

Pour VVF Villages, cette sortie d’Okaya a eu pour vertu également de peser très favorablement dans les résultats financiers. En 2013, alors que l’opérateur a réalisé un chiffre d’affaires (hors Okaya) de 71,5 millions d’euros (contre 68 M€ l’année précédente à périmètre comparable), son résultat net a nettement progressé.

La perte nette de 622 000 € enregistrée en 2012, principalement due à l’activité d’Okaya, a été réduite à 316 000 € en 2013 à périmètre comparable. Hors Okaya, VVF Villages a même affiché un bénéfice net de 671 000 € l’an dernier. Sur 89 villages, 16 affichent un résultat opérationnel négatif.

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