Voyages en VO
En tête-à-tête, en famille, pour deux semaines ou toute l'année, les séjours linguistiques n'ont plus de frontières, mêlant même pratiques sportives et culturelles.
Le paysage des séjours linguistiques est plein bouleversement. L'offre s'est renouvelée mais la demande, surtout, a évolué. « Là où les parents ne posaient pas de questions il y a 10 ans, ils ont maintenant des exigences sur l'encadrement, l'agrément, le professionnalisme… », observe Kseniya Yasinka, déléguée générale de l'Unosel*. Jean-François Michel, président de Cap Monde, confirme : « Ils recherchent de plus en plus d'efficacité en réclamant des formules intensives, une immersion totale et des cours chez le professeur sans environnement français. Les traditionnels séjours dans des familles ont dû s'adapter. Il y a quelques années, on pouvait mettre plus de cinq élèves à la même adresse. Aujourd'hui, pas plus de deux ». Damien Augier, directeur France de Boa Lingua, adhérent à l'Office**, la seconde organisation professionnelle du secteur, note par ailleurs que les achats de dernière minute se développent . « Nous vendons 30 % des séjours dans le mois qui précède le départ contre 5 à 6 % il y a 5 ans ». Il souligne également que « le facteur prix devient de plus en plus déterminant ». Normal, « le marché est stagnant, voire en baisse depuis 2009. Ce sont les destinations les plus chères comme les États-Unis qui souffrent le plus », indique Jean-François Michel pour qui une des grosses inconnues est « le tsunami des monnaies », notamment l'appréciation du dollar et de la livre sterling. Heureusement, si le marché des jeunes et des étudiants est mature, et très concurrencé, avec plus de 300 acteurs, dont 120 labellisés, celui des actifs non étudiants est en forte progression.
* L'Union nationale des organisations de séjours éducatifs, ilnguistiques et formation en langues
** L'Office national de garantie de séjours et stages linguistiques
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