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Le groupe québécois Transat en discussions pour son rachat

En pleine redéfinition de son modèle économique, le voyagiste canadien négocie son potentiel rachat avec plusieurs entreprises.

Transat A.T., la maison mère d’Air Transat, pourrait être revendue, selon nos confrères canadiens du journal Le Devoir. En effet, le voyagiste a confirmé la tenue de discussions avec différents interlocuteurs, sans préciser leur identité.

Pour autant, rien n’est encore fait. « Ces discussions font suite à la réception par la Société de manifestations d’intérêt, a indiqué Transat dans un communiqué diffusé le 30 avril. La Société a formé un comité spécial d’administrateurs indépendants chargé d’évaluer les propositions avec l’aide de conseillers financiers et juridiques, de considérer, et, si jugé approprié, entreprendre un processus de revue formelle des options stratégiques, d’examiner toute proposition alternative, et de faire des recommandations au conseil d’administration dans l’intérêt de la Société et de toutes ses parties prenantes. »

En attendant, l’information a provoqué une hausse du cours de l’entreprise à la Bourse de Toronto. Sur la première place financière du Canada, et la deuxième en Amérique du Nord, le titre de Transat A.T. s’établissait mardi à 8,34 dollars canadiens, soit une hausse de 47,09 % par rapport à son cours de clôture la veille. « Je n’ai aucune idée [de] combien de temps cela peut prendre, a déclaré le président et co-fondateur de Transat A.T. », Jean-Marc Eustache, lors d’un point presse après l’assemblée annuelle des actionnaires.

« Cette situation n’a aucune incidence sur les clients ou les employés de Transat, ni sur ses opérations, qui se poursuivent comme à l’accoutumée », rassure par ailleurs l’entreprise dans son communiqué.

Pour sa compagnie aérienne, Air Transat, le cas est encore plus particulier, puisque la loi canadienne sur le transport aérien interdit à des investisseurs étrangers de posséder plus de 49% du capital d’une compagnie aérienne.

Des partenaires étrangers pour investir dans l’hôtellerie ?

La perspective de l’arrivée de nouveaux acteurs au capital de l’entreprise pourrait s’inscrire dans le plan stratégique adopté par le voyagiste canadien pour la période 2018-2022. En effet, Transat A.T. a entamé une redéfinition de son modèle économique, et ambitionne désormais de construire et d’exploiter ses propres « hôtels au soleil », dont la rentabilité se situe autour de 40%, selon Jean-Marc Eustache.

Pour obtenir des liquidités, l’entreprise canadienne, créée en 1987, a entamé la vente de diverses filiales. En France, la société-mère a revendu son tour-opérateur Transat France (Look Voyages et Vacances Transat) au groupe TUI en 2016, contre 54 millions de dollars. Transat A.T. s’est ensuite séparé d’un voyagiste en Grèce, d’un réceptif au Canada (Jonview), ou encore de sa participation dans la chaîne hôtelière Ocean Hotels. Des opérations qui lui ont permis d’acquérir deux terrains (voués à être reliés) à Puerto Morelos, au Mexique, où devrait s’installer le premier hôtel de la marque Transat.

L’arrivée d’investisseurs pourraient permettre au groupe d’accélérer sa transformation, alors que sa perte calculée dépasse les 24 millions de dollars canadiens en 2018 (pour un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards).

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