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Thomas Cook et Fram : des prétendants mais peu de répondant

Les dossiers Thomas Cook et Fram circulent actuellement sur le marché avec plusieurs candidats potentiels à la reprise, mais peu d’offres susceptibles d’aboutir. L’avenir des deux groupes doit – sans doute – d’abord passer par une restructuration.

Qui peut vouloir de Thomas Cook France ou de Fram ? L’un et l’autre sont à vendre, en totalité ou par appartement, mais n’ont rien d’une bonne affaire. « Le dépôt de bilan leur pend au nez », juge un observateur du secteur. « Thomas Cook avec sa notoriété internationale ne laissera certainement pas sa filiale française en arriver à cette extrémité mais pour Fram, ce pourrait être une bonne option, un simple acte de gestion qu’il ne faut pas dramatiser mais qui permettrait de relancer la machine, à condition de virer toute la famille ». Le TO toulousain est parti pour l’instant sur un autre scénario, avec un actionnariat familial provisoirement pacifié et qui a remis au pot. De quoi rassurer les banques et obtenir un prêt de quelques millions d’euros (on parle de 5 ME) indispensable à sa survie à court terme. « Ils n’iront pas loin avec ça. Un an à 18 mois tout au plus. Le temps de nommer une direction sur le modèle de celle de Thomas Cook France, avec un président et un DG issus d’un cabinet de consulting, mandatés pour restructurer avec un éventuel deuxième plan social, en espérant trouver un acheteur », commente un analyste qui estime que « Fram était valorisé 200 ME il y a encore 7-8 ans et en vaut 10 fois moins aujourd’hui ». « Toutes ces entreprises issues du modèle classique du tour-opérating ne valent plus rien », assène un autre spécialiste « et vu le contexte, la crise économique, les problèmes au Maghreb, ce n’est pas près de s’arranger ».

ANNONCE SUR L’AVENIR DE TC À LA MI-MARS

Chez TC France, le calendrier est connu. L’échéance de la mi-mars a été évoquée par Michel Rességuier, président, pour une annonce stratégique. Le 13 mars, Harriet Green, CEO du groupe, fera une présentation du business plan monde aux banques. Y aura-t-il d’ici là des offres de rachat finalisées pour la filiale française ? Peu probable. Thomas Cook devrait pour cela accepter une vente « négative », c’est-à-dire verser à l’acheteur le coût estimé de la restructuration. « Aucune des offres n’a pour l’instant été jugée intéressante, certaines étaient même indécentes », croit savoir un proche du dossier. « À ce compte-là, autant tout garder et restructurer » avec un plan social « certainement pas aussi généreux que celui de TUI France » et qui pourrait être annoncé avant l’été.

Parmi les prétendants sérieux, les noms d’Hervé Vighier avec la SIPTO (Société d’investissement et de participation dans le tour-opérating) mais aussi de Roland Coutas, fondateur de Travelprice.com, racheté par Lastminute en 2002, ont circulé. Le premier aurait regardé Jet tours et plus directement la marque Eldorador. Le second confirme « être sollicité sur pas mal de dossiers tourisme ». « J’ai l’expertise du retournement d’entreprise. Je connais le digital, j’ai les moyens d’investir et des amis qui ont eux aussi des capacités de financement ». Promovacances/Karavel, mais aussi NG Travel ou encore Olivier de Nicola, l’ancien président de Fram, qui n’avait pas caché réfléchir à un rachat des agences TC pour les adosser à Fram, seraient aussi sur les rangs. Mais sans précipitation. Racheter Fram ou TC « à la casse » est aussi un scenario qui se tient.

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