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« Nous avons besoin d’un outil statistique sophistiqué »

Le Salon Rendez-vous en France des 31 mars et 1er avril prochain est l'occasion de faire un point avec Christian Mantei sur l'offre de la destination et la fréquentation touristique internationale du pays.

L'Écho touristique : La question de la véracité des chiffres de la fréquentation touristique ressort régulièrement et fait polémique. Quelle est votre position ?
Christian Mantei : L'économie touristique devient complexe et nécessite un outil statistique sophistiqué et donc des moyens. C'est une certitude, mais que les professionnels du tourisme ne fassent pas du French bashing en tirant à boulet rouge sur les chiffres. Le tourisme est une économie beaucoup trop sérieuse pour qu'on se permette des caricatures.

On cite souvent l'exemple de l'Espagne qui nous challenge, comme notamment dans le rapport parlementaire sur le tourisme en France qui vient d'être publié. Ce pays fait-il mieux que nous ?
L'Espagne déploie plus de moyens que nous pour comptabiliser ses touristes. Par exemple, ils interrogent un échantillon de 360 000 personnes à la sortie de leur territoire, quand nous notre échantillonnage n'est que de 80 000 personnes !

Quelles sont les autres faiblesses de notre système d'évaluation ?
Les données qui concernent les excursionnistes, estimés à 120 millions, qui s'ajoutent aux 85 millions de touristes, pourraient être approfondies car leur impact économique est considérable. De plus, cela pourrait nous permettre de présenter des arguments supplémentaires auprès des investisseurs, mais également dans la définition des politiques territoriales des régions concernées. Autre question qui m'interpelle : pourquoi les chiffres nationaux n'intègrent-ils pas la fréquentation touristique des Outre-mer ? C'est un manque statistique et un mauvais message envers ces territoires.

Passons aux bonnes nouvelles. Comment se porte la promotion de la destination France ?
Aujourd'hui, j'aurais tendance à dire que, certes, nous devons intensifier la promotion mais la limite de la promotion c'est l'offre, en volume et en qualité. Il nous faut profiter de cette vague de fond qui porte le marché et de l'implication très forte de Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Ndlr) pour mieux structurer l'offre. Très prochainement, le ministre annoncera la création de trente marques internationales de territoire, en lien avec les contrats de destination. Ce sont l'ensemble de ces marques qui dessinent l'offre globale de la destination France. D'ailleurs, vous le verrez sur le salon Rendez-Vous en France, les stands mettent en avant des entités territoriales qui possèdent une image forte, surtout à l'international.

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