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Lucien Salemi : Il nous faut une Fédération du tourisme !

Le président du Snav Méditerranée brigue la présidence du Snav. Quel est son programme ? Est-il prêt à quitter le Sud pour rejoindre Paris ? Nous lui avons posé cinq questions.

L’Echo touristique : Si vous étiez élu, quelle serait votre première décision ?
Lucien Salemi :
J’inviterais à notre prochain conseil d’administration, au niveau national, tous les présidents de réseaux de distribution, petits et grands. Il faut en priorité rassembler, avant de nous tourner vers l’extérieur, soit vers le Seto, l’Unat, la fédération des CRT, la Fnam, etc. Nous devons rester unis, ce qui n’a pas toujours été le cas, à cause de nos propres difficultés d’entrepreneurs… et de petits problèmes d’ego.

Pourquoi relancer le projet de fédération ?
Mon idée, c’est effectivement d’aller vers une fédération. Nous devons parler d’une même voix. Nos métiers n’ont pas une bonne image. Le Snav n’a pas les moyens de communiquer. Si chacun versait son obole, au sein d’une structure commune, nous pourrions avoir un vrai budget, pour promouvoir les agences, puis les voyagistes, les métiers de l’aérien. Ma vraie priorité, c’est de réveiller le projet de fédération. C’est l’expérience que nous avons déjà, au niveau régional, en Méditerranée.

Le Snav réunit 1400 adhérents. Comment maintenir, voire développer le nombre de membres ?
Nous devons complètement ouvrir nos portes, et inviter à nos réunions les adhérents comme les non-adhérents. Il faut avant tout réunir. Le mot peut sembler creux. Mais je m’appuie sur ce que nous avons entrepris au niveau régional. Depuis février 2011, le Snav Méditerranée réunit 3 anciennes chambres régionales : Provence, Languedoc Roussillon et Corse. Les présidents ont su s’effacer au nom de la communauté d’intérêts, sans pour autant perdre leur identité. Tout cela s’est fait sans opposition. Le bilan est positif. Avec la Côte d’Azur, le Snav Méditerranée rassemble aujourd’hui 508 agences. Nous représentons les 3 familles que sont les agences, les TO et les réceptifs.

Vous êtes basé en région PACA, à Brignoles. Prêt à déménager ?
Il serait difficile de rester à Brignoles. Il faudra bouger. Le poste de président du Snav est, me semble-t-il, un travail à temps plein. Si j’en hérite, je ne m’occuperai plus du Snav Méditerranée. Quant à mon agence Vivarel, qui existe depuis 22 ans, ce n’est pas une énorme affaire. Il y a aussi l’association Challenge Tourisme, que je garderais, même si tout a besoin d’être renouvelé.

Le Tourisme sera confié, officiellement demain, à un secrétariat d’Etat au Tourisme. Regrettez-vous l’abandon d’un ministère dédié ?
Oui, je le regrette ! La France étant le pays le plus visité au monde, elle mérite un ministère. Les enjeux sont si importants. C’est dommage de mettre le Tourisme dans un autre ministère, en l’occurrence le Quai d’Orsay. Je déplore aussi le fait qu’un CD nous ait été envoyé par l’ancien ministère du Tourisme, lors des dernières Rencontres du tourisme. Encore une fois, si nous étions unis au sein d’une fédération, on nous accorderait une plus grande attention.

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