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L’édito de Dominique Gobert : en descendant de la montagne…

Décidemment, cette réforme des retraites perturbe. Ce qui, convenons-en, n’est qu’un euphémisme de bas étage. Seulement voilà, une fois encore, le secteur du tourisme, peu apprécié de nos dirigeants, va encore en prendre un coup.

Était ce d’ailleurs une priorité que ce projet de réforme des retraites ? Était ce également le bon moment ? Lorsque l’on voit l’état de nos services de santé notamment, peut-être eut-il été plus sage, plus opportun d’investir dans ce domaine. D’accord, je me mêle de ce qui ne me regarde pas !

Toutefois, j’observe qu’une fois de plus, à chaque crise, le secteur qui nous concerne, le tourisme, est touché de plein fouet.

Au début de la saison de ski (pas trouvé d’autre mot pour ces loisirs en montagne, désolé), ce sont les syndicats des remontées mécaniques qui lancent un préavis de grève « illimitée » à compter du 31 janvier, dans toutes les stations de sports d’hiver du pays.

Dominique Gobert, éditorialiste (DR:JP Leclerq)

A l’approche imminente des vacances de février, source économique primordiale pour les stations de montagne, cette annonce est certes judicieuse de la part des syndicats qui vont disposer, ainsi, d’une arme redoutable. Il est également vrai que le sort social de nombreux saisonniers est en cause. Mais les entreprises « de sports d’hiver », après deux années de crise sanitaire, ne sont pas vraiment au mieux de leur forme.

Quant aux vacanciers, ils risquent, une nouvelle fois, d’être pénalisés. N’oublions pas que, parmi ces vacanciers, la grande majorité est aussi concernée par cette « réforme » et que, eux aussi, ont les plus grandes chances de « subir » les aléas » futurs. La double peine en quelque sorte.

Pour le tourisme, c’est également une grosse cata : la montagne française, en hiver, attire non seulement nos concitoyens mais également de nombreux adeptes des sports d’hiver venus des quatre coins d l’Europe.

Ce qui finalement, consiste à prendre en otage, non seulement les entreprises de tourisme, hôteliers, restaurateurs, stations de montagne, mais également les… clients.

Ce que réfutent les syndicats, qui, eux, estiment, je cite « On nous dit que nous prenons les vacanciers en otage, mais ce sont les saisonniers qui le sont ».

Ce qui revient à dire que, l’otage de l’un devient l’otage de l’autre ?

Ô…tage, Ô désespoir !

Il serait temps que chacun descende de sa montagne, non ?

1 commentaire
  1. Elodie MARCHAIS dit

    Bien d’accord avec vous, sieur Gobert ! Si ces gens trouvent honteux d’être pris en otage, pourquoi font-ils subir le même sort à d’autres? Dans notre beau pays (au moins), on ne punit pas un criminel en le tuant, n’est-ce pas?…

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