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Journée sans cheminots : pagaille dans les transports

Peu de trains, et des actions “coup de poing” sur de nombreuses lignes : la mobilisation des cheminots est très forte lundi 14 mai, et entraîne d’importantes perturbations pour les voyageurs.

Alors que les négociations sont à un moment clef, le neuvième épisode de grève à la SNCF se traduit par un sursaut de mobilisation. En fin de semaine, les syndicats avaient en effet appelé à une “journée sans cheminots et sans train” lundi 14 mai.

“Nous avons connaissance de menaces d’exactions et blocages de gares », annonçait la direction de la SNCF dimanche en fin de journée, dans un communiqué, incitant les voyageurs à privilégier des itinéraires alternatifs ou à reporter leur voyage dans la mesure du possible. « Cela pourrait se traduire par l’occupation de voies, de locaux, de gares. Si de telles exactions devaient avoir lieu, SNCF fera preuve d’une grande fermeté et appliquera, comme depuis le début du conflit, une tolérance zéro. »

Lundi matin, le trafic des trains a été interrompu entre Paris Saint-Lazare et la Normandie en raison d’un acte « de malveillance » au niveau d’une caténaire dans l’Eure.

La SNCF porte plainte

Un câble de soutien d’une caténaire a été sectionné « très proprement » dans la nuit à Gaillon (Eure), a indiqué un porte-parole de la SNCF, qui évoque un « geste de malveillance extrêmement technique », à plusieurs mètres de hauteur.  « On pense tout de suite à un sabotage », a ajouté cette source, soulignant toutefois qu’il reviendra à l’enquête de la gendarmerie de le déterminer. Quinze trains étaient supprimés ou attendaient en gare, selon la SNCF, qui va porter plainte. A Lille, le dépôt ferroviaire était bloqué lundi matin par une cinquantaine de cheminots d’après le site de France Info, ajoutant que des “actions similaires seraient à Boulogne, Aulnoye et Valenciennes”.

A Marseille, les cheminots en grève empêchaient l’accès à la gare des cheminots non grévistes, tôt ce matin. Des faits qui se seraient également déroulés gare de Lyon, selon la SNCF. Sur certaines lignes, la disparition de clefs permettant de manœuvrer les clés d’aiguillage est également rapportée.

Cette nouvelle journée de grève intervient alors que s’ouvre aujourd’hui la consultation des salariés sur la réforme ferroviaire annoncée par les syndicats du 14 au 21 mai. Une consultation dont le gouvernement a déjà indiqué qu’il ne tiendrait pas compte. D’après une information du Parisien, “une note interne ouvrant une brèche pour une possible privatisation a mis le feu au poudre”. La SNCF et le ministère des Transports ont démenti, évoquant « une simple réunion de travail ».

Opération reconquête

Vendredi, l’Unsa et la CFDT, deux des organisations syndicales à l’initiative du mouvement social, ont repris les discussions avec Elisabeth Borne, la ministre du Transport. Les discussions portent non seulement sur les amendements, mais aussi sur les futures négociations au sein de la branche ainsi que sur le financement du secteur ferroviaire, a précisé la ministre. La question de la reprise de la colossale dette de la SNCF est quant à elle sur le bureau du Premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que celle des investissements pour la rénovation du réseau.

D’après les estimations de Guillaume Pepy, la grève a déjà coûté, depuis début avril, plus de 300 millions d’euros à la SNCF. Pour reconquérir les voyageurs, le transporteur a annoncé que 3 millions de billets de TGV seraient proposés à petits prix jusqu’à la fin de l’été, et que des promotions seraient mises en places sur les cartes de réduction.

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