**Next Tourisme : Quel type de clientèle visez-vous avec les tiny houses ?**Géraldine Boyer : Nos clients ont un besoin de nature et de déconnexion. L’âge n’est pas un marqueur, mais ce sont des gens plutôt citadins et surtout curieux, aimant la gastronomie car le terroir et le bien manger sont très importants dans notre approche, et ayant une sensibilité écologique – en tout cas allant au-delà de la volonté d’un simple hébergement insolite – sans pour autant être spécialement militants. Au début, en 2020, nous attendions plutôt des couples, mais les familles sont devenues une clientèle importante, notamment dans le cadre d’un road trip, d’une itinérance. Les séjours sont plutôt courts, entre 1 et 2 nuits, et nous avons également des clients internationaux, notamment belges, suisses et néerlandais.
**Comment recrutez-vous vos hôtes, qui sont des agriculteurs ?
**Géraldine Boyer : Il y a plusieurs critères, ils doivent disposer d’un habitat réellement en pleine nature, sans nuisance sonore ou visuelle, être à proximité d’une grande ville, avoir un profil correspondant à nos valeurs engagées… Nous les rémunérons pas une commission mais respectons aussi le peu de temps dont ils disposent de par la nature de leur travail exigeant, aussi nous proposons par exemple aux voyageurs un checkin/checkout totalement autonome. Si nos hôtes le souhaitent toutefois (et pour beaucoup c’est le cas), un véritable échange s’installe et des activités sont organisées. J’ajouterai que l’un des autres avantages de nos tiny houses, outre leur éco-conception, leur facilité d’installation et leur adaptation à la vie rurale, est leur mobilité : montées sur roues, elles peuvent être déplacées si la destination ne fonctionne pas.
