C’est une première depuis sept ans. Mardi, le Sri Lanka a proclamé un état d’urgence de dix jours sur tout le pays, suite à des émeutes dirigées contre la minorité musulmane et à des violences intercommunautaires. Des événements qui ont fait au moins deux morts, selon le ministre de la Planification urbaine, Rauf Hakeem. La veille, un couvre-feu avait été déclaré dans la région touristique de Kandy, au centre du pays, après la découverte du corps d’un homme musulman dans un immeuble incendié.
Le Seto se mobilise
Selon Rauf Hakeem, les violences se concentrent à Kandy, mais le gouvernement souhaite envoyer un message fort après de récents épisodes de violences communautaires dans d'autres régions. "Le gouvernement a déployé mardi des forces de police lourdement armées dans cette région, connue notamment pour ses plantations de thé et ses sites bouddhistes, qui subit depuis le week-end dernier des violences après le décès d’un Cinghalais bouddhiste violenté par une foule la semaine dernière", rapporte l’AFP. Toujours selon l’AFP, "le Sri Lanka connaît actuellement une montée de l'extrémisme bouddhiste, attisé par des moines radicaux".
