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Comment Icelandair invite à l’escale à Reykjavik

La compagnie nationale islandaise a enregistré plus de 1 500 réservations sur son service "Celebration Stopover Buddy".

Depuis deux ans, Icelandair veut renforcer ses positions sur le marché transatlantique en proposant à ses passagers d'effectuer une escale jusqu'à 7 jours à Reykjavik, sans supplément sur le billet. Sur place, des employés de la compagnie se chargent d'accompagner les visiteurs vers des sites remarquables, voire (depuis cette année) d'organiser une fête locale en leur honneur. En 2016, le programme "Stopover Buddy" a intéressé 760 voyageurs. En 2017, sa déclinaison "Celebration Stopover Buddy", au programme jusqu'au 31 mars, affiche déjà 800 réservations.

Gutti, ingénieur aéronautique, notre hôte islandais

L'Echo touristique a tenté l'expérience au cours d'un vol Paris-New York avec escale à Reykjavik. Sur le site web d'Icelandair, l'interface qui permet de choisir la durée de l'escale s'avère intuitive. Gutti, notre hôte islandais, est ingénieur au service de maintenance aéronautique, basé à l'aéroport international de Keflavik. Il s'est manifesté par e-mail dix jours avant le vol, proposant une découverte des espaces naturels de la péninsule au sud-ouest du pays, un passage par les bains chauds naturels du Blue Lagoon, une soirée au restaurant et une promenade de découverte architecturale de la capitale, Reykjavik. Au retour, nous visiterons aussi l'aéroport et le hangar de maintenance des Boeing 757. Banco ! La voiture de location, un 4×4 Toyota, s'est rapidement éloignée des itinéraires goudronnés, s'engageant à l'aventure vers des lacs, des geysers, des espaces volcaniques.

Une destination en pleine explosion

Venu avec son épouse, Gutti ne s'est exprimé qu'en anglais, mais peu importe : mieux qu'un guide touristique, un accompagnateur non professionnel accepte de porter un regard critique sur le tourisme dans son pays. Au restaurant sur le port de Reykjavik, on discute des qualités gustatives de l'agneau et des légumes bio, et de la situation de ce pays de 330 000 habitants. "Avec l'augmentation des arrivées de touristes, bientôt nous ne saurons plus gérer l'affluence sur les sites naturels", soulève Gutti. Les prévisions des autorités touristiques nationales (2 millions d'entrées en 2017, soit cinq fois plus qu'en 2010) font état d'une croissance annuelle de 25%.

L'aéroport de Reykjavik connaît depuis 2010 une progression à deux chiffres. Une croissance tirée par Easyjet, Wow et Icelandair qui entend défendre ses parts de marché, y compris sur les vols transatlantiques en correspondance.