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Air France : « Alitalia freinait notre développement en Italie »

Air France vient d’ouvrir une nouvelle ligne entre Paris-Charles de Gaulle et Bari en Italie. A l’occasion du vol inaugural, nous avons rencontré Barry ter Voert, le vice-président des ventes au niveau de l’Europe pour Air France-KLM.

Que représente le marché italien pour Air France ?

Barry ter Voert : Il y a toujours eu une relation très forte entre l’Italie et la France. Cela se vérifie dans les chiffres puisque c’est le quatrième marché pour Air France. Au total, le groupe propose 488 vols par semaine vers l’Italie dont 197 seulement avec Air France (9 destinations). Mais pour être honnête, notre nombre de rotations n’était pas encore assez important. Sans doute parce qu’il y avait encore une Alitalia puissante. Désormais, il faut augmenter la cadence. Surtout qu’ Air France jouit d’une image très positive en Italie.

Pourquoi avoir choisi Bari ?

La région des Pouilles est devenue une région touristique très recherchée. Je pense que l’on n’était pas venu avant à cause d’Alitalia. Mais il faut savoir qu’il n’y a qu’un vol direct depuis Paris (avec Ryanair depuis Beauvais, NDLR). Le potentiel de la ville est énorme. Ici les gens sont obligés d’aller à Rome puis Paris s’ils veulent faire du long-courrier. Grâce à Air France, désormais c’est direct. Et puis il ne faut pas négliger le marché affaires. Il y a énormément d’entreprises ici, et on aura besoin du business travel si on veut être rentable. Le leisure seul ne le permettra pas. Au niveau tarifaire on sera toujours un peu plus cher que la low cost mais sera pas très loin (NDLR : à partir de 99 € l’aller).

Ce vol sera-t-il seulement opéré par Air France ou avec vos partenaires ?

Bien sûr que nous serons en code share. Nous devons faire profiter nos partenaires. Notamment Delta, car les Américains sont très nombreux à venir dans la botte.

Comment se porte Air France malgré les grèves ?

Bien sûr on est très déçu par ces grèves et on avait vraiment peur que cela impacte les ventes de cet été. Cependant, ce n’est pas le cas. Les résultats sont bons. Le taux de remplissage est même meilleur que l’année dernière à la même période.  Le marché français en particulier se porte très bien.

Quelles sont pour vous les priorités du groupe ?

Continuer à nouer des partenariats comme on vient de le faire en Chine. C’était important car c’est un marché qui grandit de manière exponentielle. Nous avons désormais une position favorable avec des alliances avec 2 des 3 compagnies majeures en Chine. Je pense qu’il y a aussi de grosse opportunité pour Air France de se développer en Scandinavie. C’est pourquoi on vient d’ouvrir Bergen (Norvège). Il nous faut aussi augmenter la connaissance de la marque Air France. Nous menons beaucoup d’études là-dessus. On est pas mal mais il faut continuer. Enfin, nous devons continuer de grossir. C’est ce que disait M. Janaillac (PDG sortant d’Air France, NDLR). Le secteur grossit, Air France-KLM doit le faire aussi vite. Or KLM le fait mais pas Air France. Le challenge, c’est désormais de réduire les coûts d’Air France.