A son tour, Lyon encadre les locations Airbnb

La ville de Lyon veut encadrer les locations saisonnières qui se développent en centre-ville. Une bonne nouvelle pour les hôteliers.

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Linda Lainé

Linda Lainé

20 décembre 20171 min de lecture

Lyon
Lyon veut limiter le développement des locations saisonnières par la règlementation. Philippe Bastie/Lyon Tourisme et Congrès© Archives L'Echo touristique

A l’image de Paris, Nice et Bordeaux, Lyon vient de prendre la décision d’enregistrer la location de meublés touristiques, à compter du 1er février. Une procédure de déclaration préalable sera alors obligatoire pour toute location meublée de courte durée, avec la délivrance par la mairie d’un numéro d’enregistrement devant figurer dans l’annonce sur les plates-formes comme Airbnb, Abritel et Homelidays.

Trois cas de figure

Conformément à la loi, la résidence principale d’un loueur de meublé à la nuitée ne pourra pas être louée plus de 120 jours par an. Pour les résidences secondaires, qui peuvent être louées toute l’année, trois cas de figure se présentent : si l’appartement est détenu par un particulier et mesure moins de 60 m², il faudra demander une autorisation, qui limite la location en meublé touristique à 9 ans ; s’il est détenu par un particulier et occupe plus de 60 m², le propriétaire devra compenser, soit acheter sur la même zone un logement de taille équivalente et le destiner à l’habitation ; enfin, s’agissant des meublés détenus par des personnes morales, SCI familiales comprises, l’obligation de compensation s’appliquera même pour un logement inférieur à 60 m². Les contrevenants à ces règles s’exposeront à des amendes allant jusqu’à 50 000 euros.

10 800 logements Airbnb

Selon Laurent Duc, président du l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) du Rhône, les meublés touristiques contribuent à l’inflation immobilière, et créent une forme de concurrence déloyale aux hôteliers. Airbnb annonce qu'il en dénombrait environ 10 800 à Lyon en septembre 2017.

D’autres villes se préparent à l’enregistrement obligatoire. C’est notamment le cas de Toulouse, comme le souligne notre confrère France Bleu.

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