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Mexique : une fin d’été morose

Le cyclone Emily, qui s’est abattu sur la Riviera Maya à la mi-juillet, a laissé des traces sur place et dans les caisses des tour-opérateurs. Mais la saison d’hiver s’annonce bonne.

Deux mois après le passage d’Emily sur la péninsule du Yucatan au Mexique, et à la fin de la saison d’été, l’heure est aux bilans pour les voyagistes. Si le cyclone a été moins virulent que prévu et qu’aucun mort n’est à déplorer, son passage dans la nuit du 16 au 17 juillet a causé beaucoup de dégâts. Principale victime : la Riviera Maya, fief des séjours balnéaires pour les Français. Environ 20 % du parc hôtelier a été touché, en particulier à Playacar, Playa del Carmen, Cozumel et Puerto Aventuras. Vacances Transat a ainsi vu son hôtel fétiche, l’Akumal Beach Resort, fermer pendant un mois, tandis que l’établissement phare d’Empreinte, le Xpu-Ha Palace, ne rouvrira ses portes que le 1er décembre. Au total, une dizaine d’hôtels resteront fermés jusqu’à la fin novembre (dont le Viva Maya et le Sunscape Puerto Aventuras programmés par Marsans et Kuoni), et le manque à gagner est sérieux pour les TO.

A ces déboires déjà importants, il faut ajouter les dépenses induites par les rapatriements après la catastrophe (510 passagers pour Marsans, 212 pour Vacances Transat, une cinquantaine pour Kuoni…), le remboursement des nuitées non effectuées, les avoirs et autres gestes commerciaux, les éventuels dommages et intérêts demandés par certains clients… Les coûts directs devraient être de l’ordre de 250 000 E, estime Patrice Caradec, DG de Vacances Transat.

Une campagne qui mise sur le luxe, la culture et les régions

Les réservations, excellentes au premier semestre, ont par ailleurs sérieusement ralenti de la mi-juillet à la fin août, de l’aveu de plusieurs voyagistes. Nicolas Ivasi, directeur commercial chez Empreinte, fait état d’un calme plat, ressenti également chez Vacances Transat. Marsans, l’un des plus TO sur la destination, a dû, comme la plupart de ses confrères, réguler son aérien et revoir ses engagements à la baisse pour la fin de l’été (de l’ordre de 40 %) auprès de Corsair. Du coup, la compagnie a vu ses affrètements fondre de 350 sièges par semaine, et a supprimé une fréquence hebdomadaire sur les trois prévues jusqu’à fin août. Côté distribution, Thomas Cook confirme un recul des inscriptions de 20 % sur la période.

La fin de l’été aura donc creusé un gros trou dans les caisses des TO. Mais ces derniers, désormais aguerris aux attentats et autres catastrophes naturelles, ont déjà tourné la page et concentrent leur attention sur la saison d’hiver. Cette dernière s’annonce plutôt bonne : depuis début septembre, les réservations ont repris du poil de la bête, confirmant l’engouement des Français pour le Mexique (+31,6 % de forfaits vendus en 2004, selon le Ceto).

Et pour doper un peu plus la destination sur le marché français (les Européens ne représentent que 5 % des visiteurs), le Conseil de promotion touristique du Mexique (CPTM) communique dans la presse (Atmosphère, Le Figaro, Elle…) autour de trois axes : le luxe (hébergement en haciendas, golf, etc.), la combinaison culture/plage et l’intérieur du pays, encore peu connu (notamment Guanajuato, Queretaro, Zacatecas). Le Mexique sera également très actif à Top Resa, avec un stand deux fois plus grand que l’an dernier, une représentation accrue des régions, et la présence sur le salon du ministre mexicain du Tourisme. Enfin, le CPTM organisera deux workshops à l’intention des vendeurs (à Paris et Lyon) fin septembre, et un éductour devrait suivre.

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