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Macao, la Chine version latine

Une promotion soutenue, de nouvelles enseignes hôtelières, un patrimoine classé…L’ancienne colonie portugaise souhaite effacer sa réputation sulfureuse d’enfer du jeu.

A la veille des jeux Olympiques de 2008, Macao n’entend pas rester dans l’ombre de ses consoeurs chinoises, Pékin, Shanghai et Hongkong. Voilà un an que l’office de tourisme de la ville, représenté par Interface Tourism dans l’Hexagone, intensifie sa promotion: stands sur les salons professionnels comme Top Resa, participation à des road shows (celui d’Asia notamment), éductours et voyages de presse, site Internet et newsletters. Difficile d’ignorer la récente mutation de cette ancienne colonie portugaise, retournée à la Chine en 1999.

Tel un chantier géant, ce confetti de terre (à une heure seulement en hydroglisseur de Hongkong) déborde de grues, bétonneuses et colonies d’ouvriers, qui oeuvrent jour et nuit sur des échafaudages en bambous. Car il ne se passe pas un mois sans qu’un nouvel hôtel-casino soit inauguré. Les jeux d’argent sont en effet interdits en Chine depuis 1949. Macao est resté le seul endroit où le tapis vert prolifère en toute légalité, avec un franc succès.

un melting-pot culturel

Du coup, la ville a doublé son nombre de touristes en six ans (de 9 à 20 millions entre 2000 et 2006 !), même si les visiteurs étrangers sont encore peu nombreux. Envahie le week-end par des Chinois à revenus modestes, Macao a même détrôné l’année dernière sa grande rivale Las Vegas, affichant un volume de sommes jouées supérieur à la cité mythique américaine. Dernière ouverture en date qui a marqué les esprits, le Venitian, érigé sur un polder baptisé Cotai Strip, en clin d’oeil à Las Vegas. Il abrite depuis le mois d’août dernier le plus grand casino du monde ainsi que 3 000 chambres dans une réplique de la Cité des Doges, sans oublier une gigantesque salle de spectacle. Et ce n’est qu’un début : sur ce strip taillé sur mesure pour les Chinois, 14 hôtels de luxe rejoindront le Venitian d’ici à 2010, dont les enseignes Shangri La, Saint-Regis et Intercontinental.

La stratégie de développement de Macao passe toutefois aussi par une diversification de ses activités, afin d’allonger la durée moyenne de séjour sur place. Mélange d’influences latines et chinoises, la ville est une exception dans la région. On y trouve encore, au détour des rues du vieux quartier, des traces de l’époque coloniale. Shopping (des marques de luxe en pagaille), spectacles (le Cirque du Soleil est programmé au Venitian et le Grand Prix de formule 1 se déroulera en novembre 2008), culture (25 sitessont inscrits au patrimoine mondial depuis 2005) et art de vivre (ouverture prochaine d’un Sofitel, un restaurant Robuchon…), constituent également des points d’intérêt qui devraient intéresser les Français, l’une des premières nationalités européennes (29 000 visiteurs en 2006 selon le Macau Government Tourist Office), malgré les difficultés. Car il n’y a pas de vol direct au départ de France, peu de guides francophones sur place et les hôtels sont surbookés par les joueurs du vendredi au dimanche.

Macao est aujourd’hui programmée par une petite dizaine de voyagistes (Voyageurs du Monde, Maison de la Chine, Asia…), souvent en extension depuis Hongkong, avec des produits à l’intention d’une clientèle principalement individuelle. C’est une belle excursion, s’accordent à dire les chefs de produit. Il faut compter environ 90 E la journée (déjeuner, visite et transferts inclus). D’autres osent inclure Macao dans leurs circuits, comme Nouvelles Frontières. Les vrais passionnés de la Chine pourront toutefois rester trois jours. Kuoni propose par exemple un court séjour à partir de 442 E (véhicule privé avec chauffeur et 2 nuits au Mandarin Oriental).

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