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Le Zimbabwe autorise la chasse des buffles à l’arc pour doper son tourisme

Le Zimbabwe a décidé d’autoriser la chasse des buffles à l’arc afin d’ouvrir un peu plus son territoire au juteux marché des amateurs étrangers des chasses sportives.

Après le Botswana, qui a levé l’interdiction de chasser les éléphants, le Zimbabwe a décidé d’autoriser la chasse des buffles à l’arc, pour attirer les amateurs étrangers de chasse dite sportive. Traversant une très profonde crise économique et financière, le Zimbabwe utilise tous les moyens à sa disposition pour récupérer les devises fortes qui lui font défaut. “Nous voulons attirer une plus grande part de marché pour la protection de la faune, pour développer notre économie et créer des emplois”, à expliqué à l’AFP un des porte-parole de l’autorité locale des parcs et de la faune. Les amateurs de ce tourisme sont pour beaucoup des Américains, mais aussi des Européens, en quête des Big Five : lion, rhinocéros, léopards, buffles et éléphants. D’après une estimation de Libération, un lion rapporterait 32 000 euros, un éléphant 38 000. Avant l’interdiction de la chasse des éléphants au Botswana, en 2014, la chasse rapportait 530 000 euros par an, selon Chobe Enclave Conservation Trust, une ONG qui regroupe cinq villages du nord du Botswana. Depuis, ses revenus ont chuté à 164 000 euros, rapporte de son côté l’AFP.

Comme le Botswana, le Zimbabwe défend cette décision très critiquée, mettant notamment en avant la nécessité de gérer la surpopulation de certaines espèces. Un motif qui a aussi incité le Zimbabwe à vendre depuis six ans une centaine de d’éléphants à la Chine et à l’émirat de Dubaï, officiellement pour réduire la surpopulation de pachydermes qui peuplent son territoire et causent des problèmes de cohabitation de plus en plus fréquents avec les humains.

Quel impact sur l’image de ces destinations ?

Scandale ou mesure nécessaire ? Suscitant des réactions passionnées, le sujet est en tout cas éminemment complexe. Et une autre question se pose : ces décisions auront-elles un impact sur l’image touristique de ces destinations ? On se souvient de l’indignation planétaire qu’avait suscité sur les réseaux sociaux la photo du chasseur posant aux côtés de la dépouille du lion Cécil, en 2015. Une chasse qui avait eu lieu dans le parc animalier de Hwange, à la frontière du Botswana, le plus connu des parcs animaliers du Zimbabwe. Cette affaire avait conduit plusieurs compagnies aériennes à interdire le fret de trophées de lions, de léopards, d’éléphants, de rhinocéros et de buffles, rapporte un article de FranceInfo. « Reprendre la chasse aux éléphants suscite des questions morales et va à l’encontre de tous les efforts internationaux pour protéger ces géants, mais en plus, cela risque de porter préjudice à la précieuse industrie touristique », alertait ainsi la Human Society International suite à la décision prise par le Botswana. Selon l’article de FranceInfo, la chasse aux trophées est parfaitement légale dans une vingtaine de pays.

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