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Hurtigruten se prépare à un large redéploiement de sa flotte

Le partage de l’exploitation de la ligne norvégienne de l’Express Côtier avec un concurrent en 2021, et l’arrivée de deux navires de 500 passagers en 2019 et 2020, obligent la compagnie à développer des croisières classiques au départ de Bergen et son offre de voyages exploration.

C’est une petite révolution qui se profile au fond des fjords norvégiens. Hurtigruten, qui exploite la ligne de l’Express Côtier entre Bergen et Kirkenes depuis 1893, va devoir en partager l’exploitation avec une compagnie de ferries à partir du 1er janvier 2021, avec respectivement 7 et 4 navires.

Pour se préparer à cette ouverture à la concurrence exigée par le ministère des Transports norvégien, Hurtigruten va rénover l’ensemble de sa flotte d’ici 2020. « Cinq navires sont déjà passés par les chantiers et deux le seront bientôt », précise Christine Bois-Beauval, la directrice générale France d’Hurtigruten. Surtout, les bateaux qui seront retirés de la ligne permettront de proposer davantage de voyages exploration et des croisières plus longues au départ de Bergen avec les plus belles escales de la ligne actuelle ».

Ces dernières seront opérées par les MS Trollfjord, MS Midnatsol et MS Finnmarken. D’ores et déjà, Hurtigruten ne commercialise plus la ligne de l’Express Côtier que dans ses versions 7 jours, Bergen-Kirkenes et 12 jours, soit l’aller-retour. « L’arrêt de la vente de tronçons a permis d’améliorer le taux de remplissage », précise-t-elle.

Bientôt la livraison du MS Roald Amundsen

Ce désengagement forcé de la ligne régulière viendra aussi compenser le retrait du MS Lofoten en décembre 2020 en raison de son grand âge (52 ans !) et, sans doute, l’arrêt de l’affrètement du MS Nordstjernen en 2021. La compagnie attend il est vrai avec impatience la livraison de deux paquebots hybrides de 500 passagers : le MS Roald Amundsen en 2019 qui sera positionné sur le Groenland, la Norvège, l’Alaska et l’Antarctique, et le MS Fridtjof Nansen en 2020 qui naviguera en Alaska, sur le passage du Nord-Ouest et dans l’Antarctique.

« Nos bateaux de 200 passagers comme le MS Fram et le MS Spitsbergen seront alors plutôt réservés aux croisières autour de l’Islande et du Spitzberg », ajoute Christine Bois-Beauval. Hurtigruten entend développer une offre aux durées variables sur le Spitzberg et surtout sur l’Antarctique avec le MS Fridtjof Nansen pour les navigations de 14 jours, le MS Roald Amundsen pour les 16/18 jours, et le MS Fram pour les périples jusqu’à 23 jours.

Hurtigruten France espère ainsi rééquilibrer quelque peu la balance de ses ventes composées aujourd’hui de 13 000 clients par an sur la Norvège et d’un millier sur les croisières exploration, ces dernières pesant toutefois 20% du chiffre d’affaires. L’activité reste dynamique en 2018, marquée par une hausse de 10% en pax et chiffre d’affaires après les 23M€ de CA réalisés en 2017.