Distribution : l’APST allège les contre-garanties personnelles pour les agences en bonne santé
Contre la hausse de leur cotisation, les agences réalisant un volume annuel compris entre 2 et 4 millions d’euros se verront désormais appliquer un montant forfaitaire de 10 000 euros.
C’était l’un des combats de Laurent Abitbol depuis son élection comme vice-président de l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APST) en 2022. Et il vient de le remporter. En effet, le conseil d’administration de l’association vient d’adopter un allègement significatif des garanties personnelles exigées pour les propriétaires d’agences de voyages réalisant un volume annuel tourisme compris entre 2 et 4 millions d’euros.
Désormais, et contre une cotisation majorée de 20% pour les adhérents concernés, seule une garantie personnelle de 10 000 euros sera exigée. Avant cette réforme, la garantie demandée était proportionnelles au chiffre d’affaires (20 ou 6% en fonction du type d’activités), avec un minimum de 200 000 euros depuis 2015, entraînant ainsi la mise en hypothèques des résidences personnelles des dirigeants.
Des critères de solvabilité plus que des garanties personnelles conséquentes
Au-delà de cet impact sur le patrimoine familial des propriétaires, ces contre garanties paralysaient la création éventuelle de nouvelles agences en creusent les inégalités d’accès selon la situation patrimoniale de chacun. Avec les nouvelles exigences de l’APST, ce sont plutôt des critères de solvabilité* qui sont attendus.
Cette décision « traduit notre volonté de tenir nos engagements et de faciliter la vie des adhérents dont les entreprises sont en bonne santé », conclut l’APST dans un communiqué.
*disposer d’au minimum 3 ans d’ancienneté à l’APST ; ne pas avoir connu de changement d’actionnaire principal ; fournir une déclaration certifiée par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes (certificat obligatoire) ; présenter des résultats financiers positifs sur les 2 derniers exercices (résultat d’exploitation, résultat net, EBITDA et capitaux propres) ; disposer d’un fonds de roulement positif ; respecter l’ensemble des obligations vis-à-vis de l’APST (documents et cotisations à jour, aucune relance LR/LRAR en cours) ; justifier que les avances clients se retrouvent en trésorerie ou en acomptes versés à des prestataires de services touristiques (hors sociétés du groupe) ; fournir des comptes annuels détaillés ; transmettre un suivi trimestriel des engagements (acomptes reçus/versés, trésorerie) dans le mois suivant la fin de chaque trimestre.