L’hôtellerie : la nouvelle attraction des parcs de loisirs Premium

Avec l’ouverture d’hôtels en série ces quinze dernières années, les parcs de loisirs français ont su s’imposer comme des destinations de courts séjours à part entière. Une stratégie payante pour, entre autres, attirer une nouvelle clientèle, plus dépensière. Mais plus l’offre s’élargit, plus elle devient compliquée… et requiert l’expertise d’un agent de voyages.

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Florian De Paola

Florian De Paola

19 octobre 2026Mis à jour le 19/10/20268 min de lecture

Les Quais de Lutèce Parc Astérix
Ces quinze dernières années, les parcs de loisirs ont su s'imposer comme des destinations à part entière grâce à l'ouverture d'hôtels toujours plus immersifs (ici, les Quais de Lutèce, au Parc Astérix).© Vincent Lansiaux/Parc Astérix

Au printemps 2026, dans le bocage vendéen, le Puy du Fou lance sa saison. Parmi les nombreuses nouveautés au programme : l’ajout de 100 chambres à l’hôtel Le Grand Siècle, inauguré au sortir de la crise sanitaire (2021). Une extension qui vient soutenir la croissance ininterrompue du nombre de visiteurs séjournant directement sur place.

Avec un taux de remplissage de 98 % dans les six hôtels opérés par le Puy du Fou, la demande est réelle. Et elle vient de plus en plus loin. Au Parc Astérix, où l’on entend de plus en plus d’accents espagnols dans les allées, on s’affaire à la construction de L’Odyssée, le quatrième hôtel de la destination. Deux fois plus grand que ses prédécesseurs, il plongera ses hôtes dans les voyages orientaux d’Astérix & Obélix. Dans la forêt de Plailly (Oise), les trois autres hôtels (450 chambres au total) sont complets « chaque week-end, chaque pont et toutes les vacances scolaires », assure le gestionnaire.

Une clientèle « plus exigeante […] qui est plus CSP+ »

Le Futuroscope, qui a inauguré deux hôtels, Station Cosmos et Ecolodgee, en l’espace de deux ans (2022/2023), planche lui aussi sur le développement d’un quatrième établissement. Avec, à chaque fois, les mêmes observations implacables  : les hôtels permettent d’élargir les marchés cibles et d’augmenter le panier moyen. Un séjour à l’hôtel devient même le nouveau prétexte à la (re)visite d’un parc. À Disneyland Paris, on vient désormais autant pour « l’hôtel Marvel » que pour les iconiques Pirates des Caraïbes. Piliers du plan de transformation XXL du Parc Astérix, les hôtels attirent une clientèle un peu différente, plus exigeante, qui vient de plus loin, qui est « plus CSP+ », indiquait récemment Delphine Pons, la directrice générale du parc, à L'Éc...

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