Le GHR national s’apprête à installer une nouvelle équipe à Paris et en Île-de-France. « Cette équipe prendra part activement à la gouvernance nationale du GHR afin d’y porter les priorités et les réalités des professionnels franciliens », indique un communiqué de la deuxième organisation patronale de l’hôtellerie et de la restauration (31,69% de représentativité).
Cette annonce fait suite au vote du GHR Paris Île-de-France, qui acte son affiliation à l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) à compter du 1er janvier 2027. Une scission notamment justifiée par la branche francilienne du syndicat par la réforme des statuts du GHR adoptée l’été dernier, et qui, selon elle, donne plus de poids aux chaînes de restauration et aux cafétérias, au détriment des indépendants.
Pour le GHR, il est « impensable » de ne pas être représenté en Île-de-France
Or, pour le GHR national, il est inenvisageable de disparaître du paysage parisien. « Paris et l’Île-de-France constituent le premier bassin d’activité de l’hôtellerie-restauration en France. Il serait impensable pour une organisation nationale comme le GHR de ne pas y être présente et pleinement engagée », explique Catherine Quérard, la présidente du GHR.
Le syndicat tient aussi à rassurer les adhérents qui n’ont pas encore décidé de quitter sa branche francilienne. Le GHR national met ainsi à disposition des adhérents franciliens ses avocats, juristes et experts. Au moment de son départ pour l’Umih, le GHR Île-de-France revendiquait 2 000 adhérents dans son périmètre. Au niveau national, il fédère 12 000 établissements employant 150 000 salariés.
À partir du 1er janvier, deux organisations chercheront donc à représenter les professionnels de l’hôtellerie-restauration en Île-de-France : l’Union CHR, associée à l’Umih, et la nouvelle structure régionale du GHR.