Le paysage de la représentation patronale de l’hôtellerie-restauration évolue en Île-de-France. Le GHR Paris Île-de-France et l’Umih ont annoncé le rapprochement de leurs organisations. Le syndicat francilien conservera son équipe et sa gouvernance, tout en devenant un syndicat associé de l’Umih.
Le GHR Paris Île-de-France revendique 60 000 salariés représentés dans les établissements de Paris et d’Île-de-France. Il fédère notamment des professionnels des hôtels, cafés, restaurants, discothèques et traiteurs.
Lors d’un récent point presse de l’Umih, Céline Viale, présidente de l’Umih Maine-et-Loire et candidate au poste de vice-présidente de l’organisation, soulignait ainsi le potentiel encore important d’adhésion dans le secteur. « Sur environ 220 000 établissements au total, il y en a 35 000 adhérents chez nous et 15 000 chez les autres organisations, comme le GNC ou le GHR. Il y a un gros réservoir à aller chercher », avait-elle déclaré.
Fédérer les indépendants
Le rapprochement a notamment été porté par Pascal Mousset, président du GHR Paris Île-de-France, et Franck Chaumès, président national de la branche restauration de l’Umih. Les deux hommes ont engagé un dialogue autour de la représentation des professionnels du secteur et de la nécessité de mieux fédérer les indépendants.
Les deux organisations souhaitent notamment défendre le fait maison et les savoir-faire du secteur, renforcer l’attractivité touristique de Paris et de l’Île-de-France et préserver la compétitivité des entreprises. Elles mettent également en avant la préservation de l’écosystème des cafés, hôtels, restaurants, traiteurs et établissements de nuit.
Des entreprises en difficulté
Le rapprochement intervient alors que les organisations professionnelles préparent les échéances politiques de 2027. Le GHR entend notamment porter dans le débat public les difficultés rencontrées par les entreprises du secteur.
Lors de sa rentrée politique, organisée le 14 septembre, il a présenté les premiers résultats d’une enquête menée auprès de plus de 300 dirigeants. Plus d’une entreprise sur deux interrogée se déclare fragilisée ou en difficulté et, selon les métiers, 86% à 97% des répondants indiquent disposer d’une capacité d’investissement limitée ou nulle. Les résultats complets doivent être publiés dans les prochaines semaines.
Le GHR prépare par ailleurs un Livre blanc destiné aux candidats aux élections présidentielle et législatives de 2027. L’organisation entend notamment y aborder l’emploi, l’investissement, les transitions environnementale et numérique, le logement des salariés, la transmission des entreprises et les nouvelles formes d’emploi.
Cette évolution intervient également à quelques semaines de l’élection à la présidence de l’Umih, prévue le 13 octobre. Deux candidats sont notamment en lice pour succéder à Thierry Marx : Brice Sannac et Franck Chaumès.