Nouvel épisode dans les passes d’armes entre l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), le syndicat majoritaire de l’hôtellerie-restauration, et son principal concurrent. L’Umih, désormais pilotée par Franck Chaumès, dénonce ainsi « les procès d'intention » du Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR).
Les critiques du GHR
Dès l’annonce de la nouvelle gouvernance de l’Umih, le GHR a exprimé « sa perplexité face aux orientations défendues par le nouveau président ». Selon le deuxième syndicat du secteur, Franck Chaumès et son nouveau vice-président Valentin Prudon privilégient « la seule restauration ». Et ce, « au risque de reléguer au second plan les enjeux pourtant majeurs de l’hôtellerie et des autres métiers de [notre] secteur ».
« Jamais les divergences entre nos organisations n’ont été aussi importantes sur la vision de l’avenir de nos professions, et sur la méthode », assure aussi le communiqué diffusé par le GHR.
L’Umih retourne la critique
« À peine la nouvelle présidence confédérale élue, le GHR a choisi de commenter cette élection et de mettre en cause les orientations de l'organisation. Chacun appréciera la méthode et le calendrier », regrette l’Umih.
Le syndicat s’amuse à retourner la critique vers son adversaire : « Ces critiques émanent d'une organisation qui vient, en modifiant ses statuts, de sanctuariser à plus de 50% les droits de vote des chaînes de restauration, quel que soit le nombre d'adhérents représentés ».
Les deux syndicats n'ont jamais été aussi concurrents : le GHR Paris Île-de-France a récemment rejoint l’Umih. Ce rapprochement représente plus de 2 000 entreprises et 60 000 salariés, fanfaronne l'Umih. La guerre est déclarée.