La concurrence s’organise. Virgin Trains, qui ambitionne de concurrencer Eurostar, promet 13 allers-retours quotidiens à grande vitesse, à travers le tunnel sous la Manche.
Un accord avec Alstom
Si le projet se concrétise, les trains Paris-Londres ajouteront 4,75 millions de sièges par an. Leur lancement, prévu en 2030, constituerait une bonne nouvelle pour les passagers qui empruntent la ligne Paris-Londres, et se plaignent parfois des prix jugés élevés.
Lors d’un déplacement à Paris cette semaine, le directeur général Josh Bayliss a aussi annoncé que Virgin Trains comptait déployer, chaque jour, quatre allers-retours Londres-Bruxelles et trois Londres-Amsterdam.
L’opérateur a conclu un accord avec le groupe français Alstom pour la livraison de 12 rames de nouvelle génération Avelia Stream, pour 650 millions d'euros. Ce modèle appartient à la même famille que les trains que la SNCF s'apprête à mettre en ligne.
Améliorer l’expérience voyageur
Virgin et tous les prétendants à l'exploitation doivent déposer d'ici le 19 octobre auprès de Getlink (ex-Eurotunnel) leur demande d'autorisation d'exploitation. L'italien Trenitalia s'est également montré intéressé. Ensuite, il restera à négocier et obtenir les sillons avec SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferroviaire français.
Virgin compte notamment « améliorer l'expérience voyageur » et s’appuyer sur la « reconnaissance faciale » pour fluidifier les procédures douanières qui se sont renforcées depuis le Brexit.
Virgin Trains a déjà obtenu le feu vert du régulateur ferroviaire britannique et l’accès au site de maintenance de Temple Mills, à Londres. Le groupe, qui possède la compagnie aérienne Virgin Atlantic, a exploité l’une des principales lignes britanniques, la West Coast Main Line, pendant plus de 20 ans. Et ce, jusqu'à la perte de sa licence en décembre 2019.