Disneyland Paris

Paris-Londres : Virgin Trains montre les muscles pour concurrencer Eurostar

Le monopole d’Eurostar sur les liaisons transmanche prend l’eau. Virgin Trains prévoit exploiter 13 liaisons par jour entre Paris et Londres.

Nous suivre sur Google
Linda Lainé

Linda Lainé, AFP

9 octobre 20261 min de lecture

Virgin Trains
Avec des trains Alstom, Virgin Trains compte exploiter 20 allers-retours quotidiens depuis Londres vers Paris, Bruxelles et Amsterdam.© Virgin Trains

La concurrence s’organise. Virgin Trains, qui ambitionne de concurrencer Eurostar, promet 13 allers-retours quotidiens à grande vitesse, à travers le tunnel sous la Manche.

Un accord avec Alstom

Si le projet se concrétise, les trains Paris-Londres ajouteront 4,75 millions de sièges par an. Leur lancement, prévu en 2030, constituerait une bonne nouvelle pour les passagers qui empruntent la ligne Paris-Londres, et se plaignent parfois des prix jugés élevés.

Lors d’un déplacement à Paris cette semaine, le directeur général Josh Bayliss a aussi annoncé que Virgin Trains comptait déployer, chaque jour, quatre allers-retours Londres-Bruxelles et trois Londres-Amsterdam.

L’opérateur a conclu un accord avec le groupe français Alstom pour la livraison de 12 rames de nouvelle génération Avelia Stream, pour 650 millions d'euros. Ce modèle appartient à la même famille que les trains que la SNCF s'apprête à mettre en ligne.

Améliorer l’expérience voyageur

Virgin et tous les prétendants à l'exploitation doivent déposer d'ici le 19 octobre auprès de Getlink (ex-Eurotunnel) leur demande d'autorisation d'exploitation. L'italien Trenitalia s'est également montré intéressé. Ensuite, il restera à négocier et obtenir les sillons avec SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferroviaire français.

Virgin compte notamment « améliorer l'expérience voyageur » et s’appuyer sur la « reconnaissance faciale » pour fluidifier les procédures douanières qui se sont renforcées depuis le Brexit.

Virgin Trains a déjà obtenu le feu vert du régulateur ferroviaire britannique et l’accès au site de maintenance de Temple Mills, à Londres. Le groupe, qui possède la compagnie aérienne Virgin Atlantic, a exploité l’une des principales lignes britanniques, la West Coast Main Line, pendant plus de 20 ans. Et ce, jusqu'à la perte de sa licence en décembre 2019.

Sur la même thématique

Voir tout