Le climat social demeure sous haute tension dans les divisions françaises des compagnies low cost. A peine achevé le mouvement de contestation qui a perturbé les opérations de la compagnie espagnole Volotea durant le premier week-end de septembre, c’est désormais chez sa concurrente britannique easyJet que la colère gronde. La section locale du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre, après plusieurs mois de concertations sans issue favorable avec la direction.
Instabilité des plannings
Au centre des revendications chez easyJet figure l’instabilité jugée chronique des emplois du temps. A l’instar de leurs collègues PNC, selon les représentants des pilotes, leurs plannings subissent des ajustements incessants, certains vols étant modifiés jusqu’à « dix fois la veille du vol ». Dans un communiqué, le syndicat souligne qu’il est « impossible d’organiser normalement sa vie familiale, ses rendez-vous ou simplement son repos lorsque [les] emplois du temps peuvent être modifiés plusieurs fois par semaine ». Une précarité horaire qui, selon le SNPL, « affecte directement la récupération, la vigilance et les conditions dans lesquelles ils doivent assurer la conduite et la sécurité des vols ».


