Ces fermetures s'appliqueront également au Grand Palais et aux musées Picasso et de l'Orangerie, précise le ministère dans un communiqué.
La rue de Valois appelle plus généralement « l'ensemble des établissements placés sous sa tutelle » à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer « la sécurité des visiteurs », « la protection des agents » et « la préservation des œuvres ».
Un dispositif policier renforcé le 24 octobre
En prévision de la nouvelle journée de mobilisation le 24 octobre, les autorités promettent de renforcer le dispositif policier après avoir dû admettre avoir sous-estimé les risques le 17 octobre.
Plusieurs événements ont déjà été annulés à Paris ce week-end, dont « Mon Premier Festival », programmé dans le centre de la ville. La foire internationale d'art contemporain Art Basel a renoncé à rester ouverte samedi et dimanche comme elle l'avait initialement prévu.
La mairie de Paris a appelé jeudi la population « à la plus grande vigilance » samedi face « aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social ». Par mesure de précaution, de nombreux commerçants font appel à des agences et à des dispositifs de sécurité. Aux quatre coins de la France, les interdictions de manifester et les couvre-feux se multiplient.
Les hôteliers inquiets
Le 17 octobre, les manifestations contre le coût de la vie et en soutien aux lycéens s'étaient soldées par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes de France, dont Paris. Environ 3 000 commerces ont été pillés ou vandalisés partout en France. Le gouvernement a annoncé une série d'aides.
« Quand on voit CNN, quand on voit Fox News, BBC, tout ça, on croit que la France est en guerre. Ce n'est pas bon », souligne Laurent Abitbol, président du directoire des agences de voyages Selectour. « Si cela dure juste 15 jours, ce n'est pas grave », dit-il toutefois, soulignant la résistance du secteur.
Le principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration, l’Umih, s’inquiète des annulations de séjours pour les fêtes de fin d’année. « Tous les hôteliers ont enregistré des annulations sur Paris », confirme Pascal Mousset, président du GHR Île-de-France, qui s’apprête à rejoindre l’Umih en qualité de syndicat associé.