Violences du 17 octobre : quelles aides pour les commerçants ?

Le gouvernement a dévoilé une série d'aides pour les commerces pillés et dégradés ce week-end, tout en reconduisant des couvre-feux dans plusieurs villes et en assurant que le déploiement des forces de l'ordre serait "massif" le 24 octobre.

Nous suivre sur Google
AFP

AFP

21 octobre 20262 min de lecture

La France restera-t-elle la première destination mondiale ? « J’en suis à peu près sûr », répond Serge Papin
Près de 3 000 commerces ont été touchés par les violences observées en marge de la manifestation contre la vie chère, selon Serge Papin (photo), le ministre du commerce.© Alexandre Nestora

Après la sidération, le gouvernement dévoile les aides destinées aux commerces vandalisés pendant les violences observées en marge de la manifestation contre la vie chère, le 17 octobre. « À peu près 3 000 commerces » ont été touchés, selon le ministre du commerce, Serge Papin. Dès vendredi, ils pourront obtenir auprès de Bpifrance un prêt allant jusqu'à 50 000 euros, a annoncé le ministre de l'Économie, Roland Lescure, à l'issue d'un « conseil des entreprises exceptionnel » à Bercy.

Pour éviter les licenciements, l'exécutif a également déclenché un chômage partiel pour les salariés de commerces contraints de fermer. Ils toucheront 60% de leur salaire, intégralement pris en charge par l’État dans les entreprises de moins de 150 salariés. Entre 10 000 et 15 000 emplois seraient concernés, selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.

Un dispositif de sécurité « massif » le 24 octobre

Les plus petits commerces pourront aussi compter sur un « fonds de soutien » calculé sur leurs pertes de chiffre d'affaires. « Les commerçants ne seront pas seuls », assure Serge Papin, les appelant à « porter plainte » et que « les chambres de commerce les y aideront ». Beaucoup d’entre eux s’inquiètent toutefois de nouvelles violences éventuelles lors de futurs rassemblements, peut-être même dès ce week-end.

Le gouvernement se veut donc rassurant. Le dispositif policier pour les nouvelles manifestations du 24 octobre « sera massif », promet Sébastien Lecornu. « La doctrine (...) sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité », complète le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, très critiqué après les événements du week-end dernier.

Les couvre-feux ciblés dans certaines portions de Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou Nice, ont permis de ramener du calme dans le pays. De nouveaux couvre-feux seront décidés « là où la situation le nécessite », indique Sébastien Lecornu. À Bordeaux et à Nice, ils étaient déjà prévus sur plusieurs jours. À Marseille, ils s'appliquent dans certains quartiers pour les mineurs à partir de 22h, jusqu’à vendredi inclus.

Sur la même thématique

Voir tout