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Royaume-Uni : après deux jours de paralysie, le trafic se normalise

Après deux jours d’une crise clouant plus de 2 000 vols au sol, le trafic aérien britannique amorce un retour progressif à la normale ce jeudi matin.

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Eglantine L’Haridon

Eglantine L’Haridon

10 septembre 20262 min de lecture

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AFP 20260909 C7RB3J2 v1 HighRes BritainAviationTravelNats© JUSTIN TALLIS / AFP

Après 48 heures de perturbations intenses dans le ciel britannique, les opérations aéroportuaires retrouvent un rythme proche de la normale ce jeudi 10 septembre. La panne informatique survenue mardi au sein de NATS – l’organisme en charge du contrôle de la navigation aérienne au Royaume-Uni – laisse derrière elle un lourd bilan : plus de 2 100 liaisons annulées, et 330 000 passagers lésés par les perturbations.

Retour progressif à la normale

Ce jeudi matin, la situation s’avère nettement apaisée sur l’ensemble des plateformes du pays. Selon les données de FlightRadar, seules une trentaine d’annulation résiduelles sont recensées sur le territoire national. A l’aéroport de Londres-Heathrow, premier aéroport du pays et épicentre des perturbations, une douzaine de suppressions de vols sont constatées, principalement au sein de la flotte de British Airways, contre plus de 200 la veille.

Mardi 8 septembre, vers 13h30, un dysfonctionnement du système de traitement automatisé des plans de vol. Durant près de deux heures, Heathrow a dû suspendre tous ses atterrissages, forçant de nombreux avions à patienter en circuit d’attente au-dessus de la Manche, ou à se dérouter. Selon le cabinet d’analyse aéronautique Cirium, plus de 1 700 vols ont été annulés la première journée – soit près de 30% du trafic quotidien.

La piste de la cyberattaque écartée

Ainsi, mercredi, en raison de la dispersion des flottes et des limites légales de temps de travail des personnels navigants, 399 vols supplémentaires ont été annulés, dont plus de la moitié sur la seule plateforme d’Heathrow. C’est British Airways qui paie le tribut le plus lourd de ces perturbations, avec près de 550 vols supprimés en deux jours, et 85 000 clients touchés.

Le directeur général de NATS, Martin Rolfe, a formellement réfuté l’hypothèse d’une cyberattaque, confirmant une anomalie purement technique dont l’origine précise reste à déterminer. Le dirigeant s’est vite retrouvé sous le feu des critiques des transporteurs aériens. Le directeur des opérations de Ryanair, Neal McMahon, exigeait mercredi son départ immédiat.

Pas de compensation financière

La secrétaire d'État britannique aux Transports, Heidi Alexander, a estimé devant les députés que cette situation n'avait rien d'inévitable. Elle a accordé une semaine à l'organisme gestionnaire pour lui remettre un rapport préliminaire complet, tout en confiant une enquête indépendante à l'Autorité de l'aviation civile (CAA), attendue d'ici six mois.

Sur le plan indemnitaire, les voyageurs concernés ne devraient pas pouvoir prétendre aux compensations financières forfaitaires, la panne étant qualifiée de circonstance extraordinaire par le régulateur. Les compagnies aériennes demeurent cependant tenues d'assurer leurs obligations d'assistance, incluant les repas, l'hébergement et le réacheminement.

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