Les résultats du groupe IAG (British Airways, Iberia) plombés par la flambée du prix du carburant

Le groupe IAG, propriétaire, entre autres, de British Airways et Iberia, voit son bénéfice reculer de 12,2% au troisième trimestre, pénalisé par la flambée du carburant et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.

Nous suivre sur Google
AFP

AFP

6 novembre 20262 min de lecture

British Airways
Le groupe IAG coiffe, entre autres, les activités de British Airways (photo d'illustration).© Nick Fewings/Unsplash

La hausse du prix du carburant impacte tous les géants du transport aérien mondial. À l’issue du troisième trimestre de l’exercice, le groupe IAG (British Airwas, Iberia, Vueling, Aer Lingus…) voit ainsi son bénéfice après impôts reculer de 12,2%, à 1,231 milliard d'euros, contre 1,402 milliard à la même période l'an passé. Le chiffre d'affaires est lui en hausse de 4,5%, à 9,744 milliards d'euros.

« La bonne tenue des tarifs a été contrebalancée par une baisse des capacités, l'impact de perturbations ponctuelles et, en particulier, par la hausse des prix du kérosène », explique le groupe. La facture de carburant du groupe a en effet bondi de 30,4% sur le trimestre, sous l'effet de la hausse des prix du kérosène, à cause du conflit au Moyen-Orient et des perturbations des exportations pétrolières via le détroit d'Ormuz.

Des perspectives qui demeurent positives pour l'ensemble de l'exercice

Les hostilités ont « conduit les compagnies aériennes du groupe à suspendre rapidement leurs vols vers les destinations situées dans la zone directement touchée, notamment Abu Dhabi, Amman, Bahreïn, Doha, Dubaï et Tel-Aviv », explique IAG, soulignant que « le Moyen-Orient représente environ 3 % » de sa capacité.

« Au cours des derniers mois, le groupe a élaboré divers plans visant à reprendre les vols vers des destinations du Moyen-Orient, avec un programme moins dense qu'auparavant, mais la persistance du conflit dans la région a entraîné le report du rétablissement des capacités ou une reprise à une échelle plus réduite que prévu », regrette-t-il. L'entreprise a également été affectée par des perturbations du contrôle aérien, notamment chez le prestataire britannique NATS.

« IAG a de nouveau fait preuve de résilience ce trimestre », estime son directeur général, Luis Gallego. « Grâce aux mesures que nous prenons, les perspectives pour le reste de l’année, ainsi que pour le début de l'année prochaine, sont positives ». Le groupe continue ainsi de prévoir « une bonne croissance du chiffre d’affaires » et indique que 85% des réservations attendues pour le quatrième trimestre sont déjà acquises.

Sur la même thématique

Voir tout