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SNCF : nouvel appel à la grève massif le 10 juin

« On se prépare à taper très fort », signent la CGT Cheminots, l’Unsa ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT Cheminots, qui déposent un préavis de grève pour le mercredi 10 juin 2026.

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Eglantine L’Haridon

Eglantine L’Haridon

7 mai 20261 min de lecture

Grève SNCF
Quatre syndicats majeurs de la SNCF appellent à la grève le 10 juin.© Eric Broncard/Hans Lucas/AFP

A Jean Castex de se préparer à « sa première épreuve de force », préviennent la CGT Cheminots, l’Unsa ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT Cheminots dans un tract publié ce mercredi 6 avril. Face « à la multiplication des drames », les quatre syndicats de la SNCF ont annoncé avoir déposé « unitairement » un préavis de grève pour le mercredi 10 juin 2026.

Restructurations "compulsives"

Les organisations dénoncent les restructurations « compulsives » de l’entreprise, et ils exigent l’arrêt immédiat des « réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots », « les suppressions de postes (…), injections et pressions à la mobilité professionnelle ». Elles demandent également l’ouverture de « négociations salariales à l’échelle du groupe SNCF » plutôt qu’au niveau des filiales, comme l’aurait demandé Jean Castex. Face à l’inflation globale – « facture énergétique », « prix à la consommation », qui continue « sans perspective d’amélioration », les syndicats appellent à l’ouverture de « véritables négociations salariales ». « Parce-que nous sommes à un moment de bascule à la SNCF, les fédérations appellent unitairement les cheminots à agir », conclut le communiqué.

"Baisse de la conflictualité" ?

Nommé en octobre 2025, Jean Castex avait pourtant privilégié le dialogue social afin d’éviter les mouvements de grève. L’ancien premier ministre était parvenu à éviter la traditionnelle grève de Noël pour la troisième année consécutive, en s’installant dans la lignée de Jean-Pierre Farandou. En janvier, la direction de la SNCF se félicitait d’une « baisse de la conflictualité » - « avec humilité et lucidité, car on peut toujours être démenti ». Ce nouvel appel à la grève signerait-il la fin d’une période d’apaisement entre la SNCF et les syndicats ?

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